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Publié : 25 septembre 2009

Défendons les services publics !

A l’occasion de la réunion du G20 de Pittsburgh les 24 et 25 septembre, où les dirigeants des pays membres doivent examiner « les déséquilibres mondiaux », et tenter de se mettre d’accord sur « un accord global sur la croissance et les emplois », la CES (Confédération Européenne des Syndicats) a publié un communiqué que vous trouverez ci-dessous.

La CES appelle les dirigeants du G20 à prendre des mesures fermes pour la régulation effective des marchés financiers, à lutter contre les inégalités croissantes, la détérioration de la situation des travailleurs, le chômage et le travail précaire et impulser un nouveau moteur de croissance économique mondiale.

Par ailleurs, la CES a lancé une pétition européenne pour des services publics accessibles à tous et de qualité. Elle est en phase avec les revendications que nous exprimons en général pour les services publics, et plus particulièrement en ce moment pour l’Education et la Poste. Vous pouvez la signer en ligne à partir du lien suivant : http://www.petitionpublicservice.eu/fr

ENSEMBLE, REVENDIQUONS DES SERVICES PUBLICS AU SERVICE DES CITOYEN(NE)S ET DEMANDONS À LA COMMISSION EUROPÉENNE DE PROPOSER UNE LEGISLATION EUROPÉENNE.

Les services publics sont essentiels pour la cohésion sociale, économique et régionale de l’Europe. Ces services doivent être de grande qualité et accessibles à tou(te)s les citoyen(ne)s. Jusqu’à présent, les privatisations ou les libéralisations (notamment dans les secteurs de l’énergie, la Poste, les télécommunications) étaient les seules alternatives proposées au développement des services publics. Il est temps de trouver d’autres solutions ! C’est la raison pour laquelle nous appelons la Commission à proposer une législation européenne pour les services publics visant à : • Faire prévaloir l’intérêt général incarné par les services publics, permettre l’accessibilité des services publics à tou(te)s ; • Renforcer les services publics pour consolider les droits fondamentaux des citoyen(ne)s, • Garantir plus de sécurité juridique pour permettre le développement durable des missions de service public ; • Donner aux services publics une base juridique solide afin de les protéger contre les attaques du tout marché.

Communiqué de la CES :

La CES incite vivement les dirigeants du G20 à faire de la lutte contre les graves inégalités, le chômage et le travail précaire un nouveau moteur de croissance économique mondiale Le G20 doit prendre des mesures fermes sur une réglementation effective des marchés financiers. Il est certes utile et souhaitable de limiter les salaires et les primes des dirigeants, mais cela ne suffit pas. Pour avoir l’assurance qu’une telle crise ne puisse pas se reproduire, il est essentiel de prendre des décisions contraignantes sur la surveillance des marchés financiers et de mettre en place des exigences suffisantes concernant les réserves de capitaux. Il est également important de lutter contre les paradis fiscaux. La CES rappelle aux dirigeants du G20 que les inégalités croissantes, associées à une dégradation systématique des salaires et des conditions de travail, sont à l’origine de déséquilibres mondiaux. Voici comment une inégalité croissante et élevée produit le phénomène du déséquilibre mondial : Des inégalités importantes et croissantes transfèrent les revenus de groupes à haut taux de consommation vers des groupes à revenu et à taux d’épargne élevés. Cette situation provoque un déficit de la demande globale. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, le déficit de la demande globale est compensé par l’innovation financière, ce qui conduit les ménages à s’endetter afin de pouvoir suivre l’évolution de la demande de consommation. Par ailleurs, des pays tels que l’Allemagne, le Japon et la Chine poursuivent des stratégies de croissance axées sur les exportations, substituant ainsi la demande d’exportations à une demande intérieure morose. Dans le monde entier, les réactions politiques divergentes à une tendance commune aux inégalités croissantes créent tout à la fois des déficits et des surplus importants des comptes courants. Pour la CES, « l’accord global sur la croissance » du G20 doit prendre des mesures pour mettre fin à la « guerre actuelle contre la main-d’oeuvre » tout en renforçant le rôle des syndicats et de la négociation collective afin de donner aux travailleurs une part équitable des bénéfices de la croissance et du progrès économiques. Selon John Monks, Secrétaire général de la CES : "Un accord global sur la croissance et les emplois requiert avant tout des salaires équitables, des emplois stables, des négociations collectives plus développées et davantage d’égalité. L’Europe, où l’inégalité, le chômage et les pratiques de travail précaires se sont fortement répandus au cours de la décennie écoulée, n’y fait pas exception. A Pittsburgh et par la suite, l’UE doit prendre la tête de ces questions".