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Publié : 16 novembre 2009

EN GREVE LE 24 POUR DIRE STOP !

Surcharge de travail, salaires, budget, précarité, masterisation, RASED, maternelle… C’est NON. Nous avons d’autres ambitions pour le service public d’éducation, et nous serons tous en grève le 24 Novembre.

Les débats en réunion d’infos syndicales du SNUIpp sont en grande partie occupés par les témoignages concernant le malaise qui envahit les écoles : classes chargées, pressions administratives, lourdeur des tâches de rentrée (projet d’école…), flicage (tableau de suivi des 108 h), aide personnalisée, etc. Le stress et la souffrance au travail tant décrits chez France Telecom est maintenant dans la bouche des collègues. Le SNUipp Somme est conscient de ces nouvelles méthodes de management et des pressions internes à l’école. Mais les démarches faites auprès de l’IA ne suffisent pas puisqu’il ne nous écoute pas, ni en audience, ni en groupe de travail, ni en CAPD. Nous devons collectivement réagir et la grève du 24 novembre est un moyen de dire STOP ! En effet, il faut lier les conditions de vie des écoles à la logique des projets ministériels. Les choix départementaux sont la conséquence de la politique d’Education du Ministère. Le service public d’éducation n’est pas leur priorité. Et cela se traduit par une baisse du budget que nous refusons et des réformes liées : la réforme de la formation initiale (masterisation) avec une diminution du nombre d’heures de formation, l’attaque, l’an dernier, sur les RASED, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, etc. N’oublions pas la loi de mobilté qui ne vise qu’à casser le statut du fonctionnaire et ne fera qu’augmenter la pression sur les enseignants. Dans notre département, nous avions obtenu un mouvement du personnel qui fonctionnait, même si le SNUipp a encore des propositions d’évolution. Mais ce qui nous est promis est une catastrophe. Regardons les départements où le logiciel ministériel a été utilisé : nominations d’office, impossibilité de vérification pour les élus, difficulté pour l’administration de justifier les opérations du logiciel. Et tandis qu’il multiplie les attaques contre l’école publique, ce gouvernement tente de briser l’image positive de l’école que la population a encore aujourd’hui. Il démantèle, il externalise, il précarise et après, il dit que l’appareil ne fonctionne pas. Nous ne devons pas attendre, notre réponse doit être collective et massive !

La FSU a cherché l’unité la plus large possible. Et à ce jour, la FSU, la CGT, SUD et l’UNEF appellent à la grève. Le 24, nous nous rassemblerons devant l’Inspection Académique pour une expression revendicative sur le premier degré, puis nous irons au Collège Amiral Lejeune pour évoquer les enjeux du second degré, puis à l’Université Pôle Jules Verne et enfin nous terminerons notre manifestation devant le rectorat pour rappeler les revendications des personnels non-enseignants de l’Education Nationale.

Nous voulons une école ambitieuse, à la hauteur de ses missions. Nous exigeons des conditions correctes pour les élèves (effectifs, AVS, etc), une relance de politique des ZEP. Mais nous voulons aussi des conditions décentes de travail, des profs des écoles et des instits disponibles pour les apprentissages et non pas asservis aux tâches administratives. Nous voulons une revalorisation salariale parce que notre vie devient difficile au quotidien. Nous voulons de vrais emplois statutaires avec de vrais salaires, et non pas des postes de précaires (EVS). Et c’est dans la rue que nous pourrons être vus et entendus puisque dans les salles de l’IA et du Ministère nous n’obtenons pas satisfaction. Participons aux réunions du SNUipp pour discuter de l’action et des suites. Et n’hésitons pas, déposons nos intentions de grévistes pour être tous en grève le mardi 24 Novembre !

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