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Publié : 4 novembre 2010

C’est la rentrée de la mobilisation !

Comment convaincre ?

Les alternatives existent

Quelques pistes (que vous n’entendrez pas évoquer dans les grands médias…) :
- L’augmentation du PIB d’ici à 2040 permet d’assurer le financement des retraites (plus d’infos en 7 minutes (vidéo))
- L’augmentation des salaires (1% d’augmentation = 2 milliards de cotisation en plus…)
- La création d’emplois (100 000 emplois = 1 milliard de cotisation en plus…)
- La suppression des niches fiscales (inefficaces) destinées aux entreprises.
- La taxation de tous les revenus à la même hauteur que ceux du travail…

Quelques recherches sur internet permettent d’ouvrir le débat sur les alternatives possibles à la proposition du gouvernement : ici, ou ailleurs

Actions - Manifestations

Samedi 6 novembre

- AMIENS : 14h30 à la Maison de la Culture
- ABBEVILLE : 15h00 à l’Hôtel de Ville
- DOULLENS : 10h30 à l’Hôtel de ville
- FRIVILLE ESCARBOTIN : 10h00 à la Place Jean Jaurès
- HAM : 10h à la Place du château
- ROYE : 9h30 à la Place de la république

Communiqués

Communiqué du SNUipp
Pas de vacances pour les retraites

L’intersyndicale a appelé hier à deux nouvelles journées de mobilisation le 28 octobre et le 6 novembre.Elle demande de façon solennelle le retrait du texte et des négociations. Le gouvernement prie les sénateurs de hâter le pas en espérant que le vacances sonneront le glas d’une mobilisation qui ne finit pas.

Une grève le jeudi 28 octobre, puis des manifestations dans toute la France le samedi 6 novembre, l’intersyndicale réunie hier après-midi jeudi 21 octobre à Paris ne renonce pas. Alors que le débat se poursuit au Sénat, une interrogation demeurait quant à la date du vote. Au train où vont les choses avec plus de 250 amendements restant à examiner, il ne pourrait intervenir que mercredi ou jeudi prochain. Mais hier après-midi le ministre du travail Eric Woerth a réclamé la mise en œuvre de la procédure du « vote unique » qui permettrait de voter le projet de loi de réforme des retraites en une seule fois avec les seuls amendements acceptés par le gouvernement. Le temps de parole des parlementaires se trouverait réduit à une seule explication de vote de quelques minutes par groupe politique.

Une détermination intacte

Le gouvernement veut désormais en finir au plus vite, l’application de cette procédure pourrait permettre un vote des sénateurs dès aujourd’hui. Ce qui motive ce nouveau passage en force c’est l’espoir que l’adoption définitive du texte avant la fin de la semaine conduira à un essoufflement du mouvement. Le gouvernement pense aussi qu’avec le début des vacances d’automne, la mobilisation des lycéens et des étudiants va cesser. Hier, ils ont été plusieurs dizaines de milliers à manifester à travers la France et ne semblent pas vouloir lâcher prise, les salariés de l’industrie pétrolière, des terminaux gaziers ou des transports non plus. Le réapprovisionnement des stations-service est loin d’être assuré. Bref, Nicolas Sarkozy a eu beau redire hier au cours d’un déplacement dans l’Eure-et-Loir qu’il irait jusqu’au bout, la détermination des syndicats reste intacte. Appel à un large débat public

"L’ampleur des mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008" a expliqué l’intersyndicale dans un communiqué hier soir. Elle a estimé que le gouvernement porte "porte la responsabilité pleine et entière de la poursuite de la mobilisation compte tenu de son attitude intransigeante". Pour elles "c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites". Premier rendez-vous jeudi prochain.


Communiqué de la FSU
Pas de vacances pour les retraites

En décidant deux nouvelles journées d’action le 28 octobre et le 6 novembre, l’intersyndicale poursuit la mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Soutenu par l’opinion publique, ce mouvement est conforté par la mobilisation de la jeunesse consciente des risques qui pèsent sur son avenir. Ceci montre le caractère intergénérationnel de ce mouvement et l’urgence du débat de société sur les retraites, l’emploi et le pouvoir d’achat.

Ce que les salariés du public et du privé, les jeunes, les chômeurs et les retraités ont jugé injuste, inefficace et inacceptable avant le vote du projet de loi au parlement, le restera après ce vote. C’est pourquoi la FSU continue de demander de réelles négociations pour une autre réforme des retraites. Car il existe bien une alternative à ce projet en termes d’emploi, de financement, de reconnaissance de la pénibilité au travail, de réduction des inégalités entre les hommes et les femmes, de prise en compte des années d’étude…Il est possible de construire une réforme des retraites juste, solidaire et durable. C’est bien ce qu’attendent des millions de salariés.

Dans les départements et dans les différents secteurs d’activité, les actions se poursuivent : blocages, manifestations départementales, initiatives diverses et grèves reconductibles. La FSU soutient ces actions et ces grèves. Elle appelle à les élargir et généraliser encore dans les jours qui viennent. La FSU condamne l’intervention des forces de police contre des manifestants ou des grévistes, de surcroît particulièrement violente à l’égard des jeunes ces derniers jours, et qui remettent en cause le droit de manifester et le droit de grève.

En s’obstinant à ne pas répondre, le gouvernement fait le choix d’imposer une réforme injuste et inefficace majoritairement rejetée. Il prend le risque de rater un rendez-vous majeur pour l’avenir et les retraites. C’est pourquoi la FSU demande au gouvernement de retirer son projet et d’entendre nos propositions.

De nouveaux passages en force n’arrêteront pas ce mouvement profond, ni même le vote de la loi. Ensemble, salariés du public et du privé, jeunes, chômeurs et retraités sont déterminés à ne pas laisser passer cette réforme.


Communiqué CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Les journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau.

Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.

L’ampleur des mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008.

Les organisations syndicales conviennent de travailler ensemble sur ces questions dans les semaines à venir afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.

Différents sondages réalisés ces derniers jours confirment que le mouvement recueille un très large appui de la population confirmant que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

Les organisations syndicales appellent leurs organisations à poursuivre leurs mobilisations afin de rassembler le plus grand nombre et d’amplifier le soutien de l’opinion publique.

Elles appellent leurs organisations dans les territoires, les entreprises, les administrations à poursuivre les initiatives unitaires.

Elles veilleront au respect des biens et des personnes.Le gouvernement porte la responsabilité pleine et entière de la poursuite de la mobilisation compte tenu de son attitude intransigeante, de son absence d’écoute et de ses provocations à répétition. Il ne peut pas répondre à la situation actuelle par le déni et la répression.

Les organisations syndicales appellent solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.

Les organisations syndicales confirment que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales décident de continuer et d’élargir la mobilisation.

Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation :
- le jeudi 28 octobre : une journée nationale de grèves et de manifestations dans la semaine du vote au Parlement.
- le samedi 6 novembre : une journée de mobilisations et de manifestations avant la promulgation de la loi par le chef de l’Etat.

Les organisations syndicales se retrouveront le 4 novembre.