Vous êtes ici : Accueil du site > Actualités > Départementales > La liste des établissements CLAIR a été modifiée
Publié : 2 avril 2011

La liste des établissements CLAIR a été modifiée

Le 21 mars, la liste des établissements du second degré classés CLAIR (Collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) a été modifiée. En effet, tous les établissements RAR du département sont devenus des établissements CLAIR :

- RAR César Franck, Arthur Rimbaud, Etouvie, Guy Maréchal
- LP Romain Rolland
- RAR Maréchal Leclerc de Hautecloque
- Lycée Professionnel Mendés France de Péronne

Mais QUID des RRS ? : Ils ne deviennent pas CLAIR, alors quel sera leur avenir dans cette nouvelle carte de l’éducation Prioritaire ? Sont-ils amenés à disparaître ? ou seront-ils intégrés plus tard à ce nouveau "dispositif" ? La première inquiétude concerne donc évidemment le devenir de l’éducation prioritaire en dehors des 254 collèges ciblés par le dispositif. Certaines annonces liées à la « carte scolaire » le confirment : par exemple, le recteur de l’académie de Versailles a annoncé lors du dernier comité technique paritaire académique que sur les 38 collèges actuellement classés en RRS ou en RAR, seuls 5 resteraient en éducation prioritaire !

De plus que deviennent les écoles des RAR qui deviennent ou restent CLAIR ? Elles devraient à priori appartenir à la nouvelle appellation ECLAIR (écoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite), annoncée par voie de presse (lire ici) ! Et pour la suite, qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Nous savons seulement que :

- le recrutement des enseignants des écoles Eclair ne sera pas effectué par les directeurs d’école. Les directeurs d’école ne participeront donc pas au recrutement des enseignants des écoles primaires, les postes ne seront pas profilés, et l’affectation ne sera pas soumise à une période minimale comme pour le second degré (5 ans).

- jusque là, le classement en éducation prioritaire donnait des moyens supplémentaires, a priori aux établissements. Désormais ce n’est plus automatique : le critère ECLAIR donne le droit de plaider sa cause auprès des recteurs et des Conseils généraux. Il n’y aura pas de cadrage national à la distribution des moyens, c’est le local qui décide avec tous les problèmes que cela laisse entrevoir.

L’éducation prioritaire a besoin d’une autre politique que celle des changements d’appellation et de l’empilement des dispositifs ! Où sont les élèves dans tout cela ? L’éducation prioritaire ne peut se réduire à une lutte contre la violence dans des établissements qui ont été désignés lors de États généraux de la sécurité à l’école en avril 2010 !
Le ministère venait de rendre public un rapport qui décrit les aspects positifs du dispositif RAR, en particulier les enseignants supplémentaires. Pour le SNUipp - FSU, et comme cela a été confirmé par les résultats de PISA, c’est d’une vraie relance que l’éducation prioritaire a besoin !