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Publié : 3 février 2012

Université de Printemps : les intervenants et leurs conférences

Vous trouverez ci-dessous la liste des intervenants lors de l’Université de Printemps des 10 et 11 avril prochains.

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Nous proposerons à la vente ou à la commande les derniers ouvrages de nos conférenciers ainsi que la plupart des ouvrages édités par la FSU et le SNUipp.

Jean-Louis Auduc

Il est ancien directeur des études à l’IUFM de Créteil / Université Paris Est Créteil.
Il a notamment publié plusieurs ouvrages sur le système éducatif français, le métier d’enseignant en direction de publics réputés difficiles…

Rétablir la confiance avec les enseignants nécessite de redonner du sens au métier enseignant
Développement d’un stress enseignant : L’exercice solitaire du métier enseignant montre ses limites face aux difficultés d’exercice du métier enseignant.
Crise de recrutement : La crise actuelle de recrutement dans l’éducation reflète un sentiment de défiance des étudiants vis-à-vis d’un ministère qui apparaît comme dépossédant les enseignants de leur métier, comme si enseigner n’était pas un métier
Reconnaissance et sécurisation : Pour se sentir libre d’innover, il faut se sentir sécuriser et en confiance avec son institution. Des projets comme celui prévu pour l’évaluation par l’actuel ministre tournent le dos à cet impératif.
Redonner du sens au métier enseignant : Il s’agit de retrouver ainsi du sens au métier enseignant, de la fierté et du bonheur d’enseigner, de permettre aux enseignants de reprendre la main sur le métier.
Les conditions pour rétablir la confiance avec les enseignants : C’est en permettant aux enseignants d’exercer mieux leur métier qu’on pourra transformer et améliorer notre système scolaire et permettre une réussite de tous les élèves.

Rémi Brissiaud

Il est titulaire d’une maîtrise de mathématiques, d’un doctorat en psychologie cognitive. Maître de conférences en psychologie cognitive à l’IUFM de Versailles, il est chercheur dans l’équipe « Compréhension, Raisonnement, et Acquisition de Connaissances ».

La baisse des performances en calcul des écoliers français. Mythe ? Quelles origines ? Quelles solutions ? Une étude récente de la DEPP* montre que les performances en calcul des élèves de CM2 se sont fortement dégradées entre 1987 et 1999 avant de se stabiliser dans la décennie suivante. Il est essentiel de remarquer qu’en 1987, soit plus de 15 ans après la réforme dite des « mathématiques modernes », les élèves calculaient encore bien. Contrairement à ce que pensent certains, « Mai 68 » n’est donc pas à l’origine du phénomène. En revanche, cette baisse des performances est concomitante d’un changement radical d’attitude vis-à-vis du comptage : 1987 est l’année où, dans de nouvelles Instructions Officielles, on commence à percevoir l’influence des travaux de R. Gelman concernant le comptage. Dans les classes, les enseignants se mettent à valoriser le comptage utilisant la correspondance 1 mot – 1 objet. Cette concomitance ne prouve évidemment pas un rapport causal. Cependant, de nombreux travaux étayent l’hypothèse d’un tel rapport causal. 
Ils mettent notamment en évidence que la langue française n’aide pas à la compréhension de cette forme de comptage et que l’importation de pratiques pédagogiques courantes dans les pays anglophones, est potentiellement délétère. Aujourd’hui, cette hypothèse est la seule à être ainsi étayée. Si c’est la bonne, il convient de réorienter les pratiques pédagogiques dès la maternelle, mais aussi à l’école élémentaire.

*DEPP (2009) Lire, écrire, compter : les performances des élèves de CM2 à vingt ans d’intervalle 1987-2007. Note d’information 08.38

Joël Lebeaume

Professeur de sciences de l’éducation à l’Université Paris Descartes et co-responsable du Master Professionnel en enseignements préscolaires, scolaires et périscolaires.

Les sciences et la technologie à l’école à l’heure des compétences
Dans cette première décade du XXIe siècle, les sciences et la technologie à l’école sont toujours à l’ordre du jour, avec des recommandations qui privilégient les approches investigatrices, les rencontres directes avec les activités technologiques et scientifiques contemporaines, les savoirs pour agir, pour se distancier, pour réfléchir, pour se projeter… Que faut-il enseigner ? Comment ? Quels en sont les enjeux éducatifs et sociaux ? Ce sont des questions majeures d’autrefois à actualiser pour permettre aux enfants d’aujourd’hui d’être intellectuellement actifs, de jouer à l’ingénieur ou au chercheur, de découvrir le monde, de s’étonner… Il s’agit alors de préciser les enjeux contemporains de l’éducation technologique et scientifique, ses incontournables pour les moins de douze ans et pour l’école de base, ses ambitions exprimées en termes de compétences. Tels sont les points principaux soumis à l’analyse et à la discussion au cours de cette conférence.

Joëlle Turin

Actuellement formatrice, critique en littérature de jeunesse et chargée de cours à l’université Paris Nord Villetaneuse sur la littérature de jeunesse, elle participe à des colloques et journées d’étude, prend en charge des formations pour le personnel de la petite enfance, les bibliothécaires, les enseignants, les bénévoles d’associations (Lire et Faire lire, CRILJ, AFEV…), etc.

Ces livres qui font grandir les enfants
Si tous les enfants aiment les histoires, toutes les histoires ne s’adressent pas aux enfants de la même façon, toutes ne répondent pas à leurs besoins et à leur insatiable curiosité, toutes ne les invitent pas à penser librement et à devenir des sujets autonomes. En nous appuyant sur des albums choisis pour leurs qualités de raconter, d’articuler texte et image dans un jeu rendant l’enfant actif, voire créatif, d’aborder des problématiques à la fois incontournables et caractéristiques de l’enfance, il s’agira de réfléchir ensemble aux enjeux qui se dessinent derrière ces choix particuliers.
Si la qualité des livres importe dans les premières relations de l’enfant avec les récits en texte et en image, elle n’a de sens que si elle est accompagnée par des modalités de lecture qui privilégient le partage des regards, une entière disponibilité de l’adulte qui lit avec l’enfant, une dimension de jeu et de gratuité.

Annie Camenish

Maitre de conférences en sciences du langage, elle est formatrice IUFM à l’Université de Strasbourg. Elle fait partie du groupe de recherche sur la didactique des langues dans l’équipe de Jean-Christophe Pellat. Ses recherches portent en particulier sur le développement de la maitrise de la langue dans les disciplines scientifiques.

Comprendre et apprendre le vocabulaire dans toutes les disciplines
La conférence présentera les principes d’une démarche d’apprentissage du vocabulaire à partir de contextes disciplinaires ou supports utilisés pour réaliser des apprentissages dans la classe. Cette démarche vise à articuler l’apprentissage du vocabulaire avec le développement de compétences lexicales qui portent sur le sens (polysémie, synonymie, etc) ou sur la forme du mot (dérivations, familles de mots, etc.). Ainsi, à l’occasion des apprentissages disciplinaires, les élèves mettent en œuvre différentes stratégies d’investigation qui leur permettent de mieux comprendre les mots, leur sens, leur formation, les relations qui les lient, en utilisant des dictionnaires comme outils.
Le travail lexical participe alors à la construction des concepts disciplinaires ou à la compréhension des textes, développe et renforce la mémorisation du vocabulaire.

Gilles Porte

Réalisateur, directeur de la photographie, scénariste, auteur de clips, Gilles Porte est parti avec un crayon blanc, un papier noir et une vitre pour faire se dessiner des enfants du monde entier, qui ne savent ni lire ni écrire. Au fil du temps, le projet a donné lieu à des dyptiques réunissant dessins et photos et à des films associant toujours autoportraits et portraits des enfants. Gilles Porte a visité 38 pays sur les 5 continents. Sa démarche a donné lieu à la sortie d’un coffret DVD le 7 décembre 2011.

Le dessin libère les enfants…
C’est en accompagnant sa fille à l’école maternelle que Gilles Porte s’est lancé dans un projet qui l’a amené à rencontrer plus de 4000 enfants sur les 5 continents. Objectif premier ? « Que chaque enfant, à l’aide d’un papier et d’un crayon ou d’une vitre et d’un marqueur, se dessine librement ».
Le crissement d’un feutre noir fait écho à des enfants du monde entier qui s’appliquent à faire leur autoportrait. A l’instar du dispositif mis en œuvre par Georges Clouzot dans Le Mystère Picasso, Gilles Porte filme des enfants qui ne savent ni lire ni écrire en train de se dessiner librement "de l’autre côté" de la vitre. Élans de créativité, réflexion, panne d’inspiration, larmes, rires. Dessine-toi… donne à partager la grâce de "l’enfance".

Nicole Geneix

Nicole Geneix, ancienne secrétaire générale du Snuipp-FSU, première organisation syndicale dans l’enseignement primaire, est aujourd’hui directrice de l’Éducation d’une ville des Bouches-du-Rhône après avoir occupé les mêmes fonctions à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Elle a notamment co-écrit « Et si on aimait enfin l’école ? » avec Philippe Frémeaux.

Sébastien Sihr

Secrétaire général du SNUipp-FSU depuis 2010, directeur d’école dans la Nièvre.

Nicole Geneix et Sébastien Sihr animeront une table ronde ayant pour titre
L’école primaire : son rôle, ses enjeux, son avenir…
Débat entre les intervenants et avec la salle