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Publié : 7 décembre 2012

Les emplois d’avenir PE... la précarité entre à l’école.

François Hollande avait promis des nouveaux emplois d’avenir PE pour l’éducation nationale. Ce sera réel dès le mois de janvier 2013.

Lors de l’audience de la FSU auprès du Dasen le 5 décembre, Mme Maire nous a dévoilé l’arrivée de ces emplois d’avenir PE.

Il s’agira prioritairement d’étudiants boursiers en L2, L3 ou M1 payés 402€ net par mois pour 12h/semaine dans une école. Ils cumuleront ce soi-disant salaire et leur bourse. Ce qui est mieux, dixit Mme Maire, que de travailler chez Mac Do.

Ces étudiants (87 pour l’académie, 21 pour la Somme) n’auront la charge d’une classe, ils ne feront pas non plus des remplacements. Ils seront sous la tutelle d’enseignant volontaire (qui touchera une indemnité dont le montant n’est pas encore défini) et pourront prendre en charge un petit groupe en classe, avec la préparation faite par l’enseignant de la classe.

Ils seront affectés sur des écoles dont les critères n’ont pas encore été complètement déterminés, mais sans doute sur des classes chargées, sur des projets spécifiques. Les IEN effectuent déjà une pré-sélection de ces écoles susceptibles de les accueillir.

Le SNUipp-FSU demande que ces critères soient transparents, lisibles. Il demande aussi que les écoles soient averties de ces arrivées d’emploi d’avenir PE de façon uniforme et non sélective.

Le but de ces nouveaux emplois d’avenir est bien que ces futurs collègues réussissent un concours de l’éducation nationale. Ils ne pourront donc pas être toujours présents dans les écoles au moment où celles-ci le voudraient. Les semaines où ils auront des partielles, par exemple, ils ne pourront pas effectuer leurs 12h dans une école. Leur présence dans l’école risque fort d’être annualisée pour qu’ils puissent poursuivre leurs études en même temps. Il faudra donc dans les écoles, prendre cet aspect des choses en compte.

Le SNUipp-FSU regrette que ces emplois d’avenir soient un pis-aller pour les étudiants. Il revendique que les étudiants, notamment ceux des milieux les plus défavorisés, accèdent à une véritable allocation d’autonomie dès la L1, pour qu’ils se consacrent pleinement à leurs études sans être obligés de travailler à côté pour sen sortir.