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Publié : 19 février 2013

Psychologue du socle : c’est NON !

Psychologues : l’UNSA quitte le groupe dit des 7 pour revendiquer un psychologue du socle.

Au moment où le ministère fixe une priorité pour l’école primaire, deux syndicats de l’UNSA (SE et SNpsyEN) ont annoncé sur leurs sites qu’ils revendiquaient désormais que le psychologue du 1er degré aille travailler aussi en collège dans le cadre d’un « socle commun repensé » : « le psychologue du socle, c’est maintenant ! » titrent-elles.

Déjà, en septembre 2012, une dépêche de presse nous informait que le SNpsyEN-UNSA avait demandé au ministre une évolution des champs d’intervention des psychologues du 1er degré vers le collège pour faciliter la liaison CM2-6ème et accompagner les enfants à besoins éducatifs particuliers.

Le 19 décembre 2012, le SNUipp-FSU avait rencontré le SE et le SNPsyEn-UNSA, à la demande de ces derniers. Des divergences ont été relevées. Si le SNUipp est favorable à une amélioration de la liaison CM2-6ème, il souhaite que soient maintenus les champs d’intervention différenciés du 1er et du second degré. Par ailleurs, cette demande d’intervention en collège n’a jamais été sollicitée par les collègues lors des nombreuses rencontres avec la profession. Pour le SNUipp, le psychologue est d’abord au service des enfants, des équipes et des parents, pas d’un socle qui ne concerne ni l’école maternelle ni les lycées généraux, technologiques et professionnels. Avant 6 ans et après 16 ans, les enfants et les jeunes n’auraient-ils plus droit à l’accès à un psychologue de l’Education nationale ?

La mise en œuvre du socle fait l’objet de débats importants et ne recueille pas de consensus. Le SNUipp et la FSU sont opposés à une distinction entre des contenus définis par des programmes à acquérir pour certains et des contenus définis par le socle pour les autres.

La FSU et ses syndicats de l’EN revendiquent un service de psychologie de la maternelle à l’université, avec des psychologues reconnus statutairement, en respectant les champs d’intervention actuels (1er, second degrés, université). C’est ce qui fait consensus avec les autres organisations de psychologues de l’EN (groupe des 6).
Dans le 1er degré, il est important de préserver le travail des psychologues des écoles en maternelle et de les associer au développement de toutes les liaisons (crèche-PS ; GS-CP ; CM2-6ème). Pas question de polariser le travail des psychologues sur le passage en collège qui, pour les élèves entrant dans l’adolescence, correspond à une attente comme une nouvelle étape de vie et de développement. Le changement de structure n’est pas obligatoirement un traumatisme.

- Oui à l’amélioration de la liaison CM2-6ème !
- Non à la modification des champs d’intervention qui écarterait nos collègues conseillers d’orientation-psychologues de leur travail en collège !

La position du SNpsyEN-UNSA et du SE est problématique au moment où nous espérons que le ministère remette à plat le recrutement et les missions des psychologues des écoles. Il s’agit d’une revendication discutée directement avec le cabinet de V. Peillon lors d’une audience en septembre, à un moment où la fermeture des CIO et le transfert des COP vers les régions font l’objet de résistances fortes de la part du SNES et de la FSU.
Lors de la réunion du groupe des 7 en janvier 2013, le SNPsyEN-UNSA a annoncé son retrait du groupe. Vous trouverez ci-dessous l’article paru sur les sites du SE et du SNPsyEN-UNSA, le communiqué commun des 6 organisations (ACOP-F, AFPEN, SFP, SNES-FSU, SNP, SNUipp-FSU) ainsi que le communiqué du SNUipp.

SITE SE-UNSA

Le psychologue du socle, c’est maintenant ! Article publié le jeudi 31 janvier 2013.

Depuis 1945, les psychologues « scolaires » exercent leurs missions dans le premier degré avec un statut d’enseignant. Ils sont autorisés à faire usage du titre professionnel de psychologue conformément à la loi de 1985. Depuis la fondation du Snpsyen(*) en 1992, les psychologues et les Copsy revendiquent la création d’un corps unique de psychologues de l’Éducation nationale. Aujourd’hui, l’affirmation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture impose une évolution des missions, de la formation et du recrutement. Pour atténuer la rupture école-collège, leur action auprès des enfants les plus fragiles doit se prolonger sur l’ensemble du socle, en s’articulant avec celle des Copsy. Titulaires d’un master 2 mention psychologie, ces psychologues « du socle » seraient recrutés sur concours. Au sein de l’Unsa-Éducation, le Snpsyen et le SE-Unsa contribuent à dévelop¬per ce projet ambitieux et novateur.

(*) Syndicat national des psychologues de l’Éducation nationale.

Communiqué du SNUipp-FSU

Psychologue : au cœur des écoles, des missions à préserver et développer

Le rapport final de la refondation appelle de ses vœux une école « juste » et « bienveillante ». Les élèves français sont trop soumis à des pressions scolaires, à des attentes parentales de réussite génératrices de stress et d’angoisses diverses. Pourtant le projet de loi soumis bientôt au parlement ne définit pas la place de la psychologie dans le système éducatif. Au moment où le ministre V. Peillon annonce une priorité pour l’école primaire, les psychologues du 1er sont très inquiets pour leur devenir.

Depuis sa création en 1947, l’originalité de la psychologie scolaire a consisté à lier une approche individuelle, personnalisée pour les enfants appelés actuellement « à besoins éducatifs particuliers » et une approche systémique, environnementale avec des interventions globales dans le système scolaire (projets, vie des écoles, …) sans cibler a priori certains enfants.
Malheureusement, la dégradation des conditions d’exercice des psychologues (extension des secteurs d’intervention, recrutement insuffisant) a limité leurs missions bien trop souvent aux bilans psychologiques individuels.
Redéfinir les aides dans l’école, en particulier les aides RASED, doit être l’occasion de conforter la place singulière en France de l’approche psychologique qui n’est assujettie ni au modèle médical, ni au modèle pédagogique. L’attention au sujet, la compréhension des problématiques qui entravent le développement, le suivi individuel doivent s’articuler avec des actions de prévention, de participation aux projets sur l’apprentissage du « vivre ensemble », avec l’amélioration des liaisons entre les différents milieux de vie de l’enfant et les structures d’enseignement (Entrée à l’école maternelle comme 1er lieu de scolarisation, grande section de maternelle-cours préparatoire, CM2-6ème).
La FSU et ses syndicats de l’EN revendiquent un service de psychologie de la maternelle à l’université qui respecte les champs d’intervention actuels, avec des psychologues reconnus statutairement, en particulier pour le 1er degré.
Le SNUipp demande au ministre V. Peillon l’ouverture rapide de discussions et de négociations sur le statut et le recrutement des psychologues des écoles.

ACOP-F – AFPEN – SFP – SNES-FSU – SNP – SNUipp-FSU

Réaction au départ du SNpsyEN-UNSA, 16 janvier 2013

Lors de la réunion du 16 janvier 2013, la représentante du SNpsyEN-UNSA a informé les autres organisations du groupe des 7 de la décision de retrait du groupe prise par la commission administrative nationale de son syndicat. Depuis la rencontre de son syndicat avec le cabinet du ministre V. Peillon, son syndicat revendique que le psychologue des écoles devienne un psychologue du socle, travaillant en école et en collège. Cette nouvelle position est en désaccord avec la position commune prise par le groupe depuis sa création en 1985. Les revendications du groupe des 7 sont :
- Un statut de psychologue de l’EN ;
- Un corps de psychologues de la maternelle à l’université, respectant la spécificité des champs d’intervention 1er, second degré, université ;
- Un recrutement comparable à celui des psychologues des autres fonctions publiques (master 2 de psychologie toutes spécialités) ;

Le groupe regrette cette décision de retrait mais prend acte d’une évolution de la position du SNPSYEN contraire aux positions du groupe des 7 et empêchant le fonctionnement consensuel qui jusqu’à présent a été la règle dans le groupe.