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Publié : 24 janvier 2014

6ème Université de Printemps : les intervenants

Vous trouverez ci-dessous la liste des intervenants de l’Université de Printemps des 8 & 9 avril prochains.

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Nous proposerons à la vente ou à la commande les derniers ouvrages de nos conférenciers, la plupart des ouvrages édités par la FSU et le SNUipp-FSU, ainsi que des albums de jeunesse évoqués dans les différentes interventions.

Valérie Barry

Valérie Barry est maitre de conférences en sciences de l’éducation et agrégée de mathématiques. Elle enseigne dans les formations pour l’Adaptation Scolaire et la Scolarisation des élèves Handicapés (ASH) de l’ESPE de l’Université Paris-Est Créteil. Ses travaux de recherche au sein du laboratoire LIRTES portent essentiellement sur l’identification des besoins d’apprentissage des élèves.

Enseigner la géométrie au cycle 2 : articuler les dimensions topologique, projective et euclidienne de l’espace afin de prévenir des difficultés de conceptualisation.

L’intervention porte sur l’identification et la prise en compte de besoins d’apprentissage en géométrie : en effet, pour s’approprier ses objets (les polygones, les solides, etc.) et ses transformations (les rotations, les symétries, etc.), l’enfant scolarisé à l’école maternelle ou élémentaire nécessite de pouvoir articuler trois dimensions de l’espace géométrique : sa dimension topologique, en lien avec le repérage d’objets par rapport à soi et entre eux ; sa dimension projective, qui se rapporte aux prolongements dynamiques et aux perspectives que l’on peut imaginer à partir des objets ; sa dimension euclidienne, relative aux propriétés de longueur et de mesure.
Quand cette articulation fait défaut, on observe généralement chez l’élève une certaine pauvreté du vocabulaire géométrique, associé à des représentations partielles, floues ou inexactes au sujet des objets (ou transformations) géométriques et de leurs propriétés.
Il s’agit donc ici de cerner des éléments d’observation des élèves permettant d’élucider des difficultés de conceptualisation en géométrie, et de proposer des situations d’apprentissage favorisant cette conceptualisation. Le propos concerne les trois cycles de l’école, les situations de classe qui l’illustrent relevant essentiellement des cycles 1 et 2.


Véronique Boiron

Maître de conférences en sciences du langage à l’ESPE d’Aquitaine, Université Bordeaux, chercheure au DAESL (Didactique et anthropologie des enseignements scientifiques et langagiers), chercheure associée au LEAPE, Paris 5.

Apprendre à comprendre la littérature de jeunesse à l’école maternelle : supports, rôles du maître, activités des élèves…

Pour mieux comprendre ce qui se joue dans les classes de petite, moyenne et grande sections, au cours des lectures de récits écrits et illustrés d’albums, Véronique Boiron montre le rôle fondamental des maîtres notamment dans le choix des livres, les manières de lire, les activités proposées et la progressivité des lectures.


Joëlle Gonthier

Joëlle Gonthier est plasticienne. Sa démarche procède de l’étoilement délibéré afin d’explorer différents espaces où se joue « quelque chose » de l’art. Ainsi, une pratique d’enseignante agrégée d’arts plastiques, un doctorat en esthétique sur « ce qui de l’art s’enseigne », une démarche de création personnelle, la conception de dispositifs de médiation culturelle (entre autres au Jeu de Paume et à la B.n.f.), des entretiens avec des artistes, des performances sur scène et la création d’une installation artistique éphémère d’ampleur internationale, La Grande Lessive®, la conduisent à se situer de manière singulière.

Cours de natation sans eau et autres curiosités…

C’est une conférence qui dérape ! Un objet chassant l’autre, une réflexion en invitant une autre, nous sommes entrainés dans un cheminement où se mêlent humour, poésie, contes pédagogiques, art en train de se faire et la vie comme elle va…


Julien Netter

Julien Netter est doctorant de l’équipe CIRCEFT ESCOL de l’Université paris 8. Ses recherches, ancrées dans le champ de la sociologie de l’école, portent sur la construction des inégalités d’apprentissage au sein de l’école, en particulier à l’articulation entre la classe et son extérieur.

La boucle des devoirs : circulation du travail scolaire entre la classe et l’extérieur de la classe.

La présentation prendra pour point de départ les difficultés quotidiennes que les élèves rencontrent lorsqu’ils font leurs devoirs, observées lors d’une recherche menée dans les études municipales d’un quartier populaire. Comment les enfants perçoivent-ils les consignes, les supports, la distinction entre devoirs et leçons ? Que suppose l’« autonomie » qui leur est demandée face à leur travail ? Que nous apporte alors l’analyse de ces difficultés pour tenter de mieux comprendre la pratique centenaire des devoirs, et son lien avec les inégalités d’apprentissage ?
Pour éclairer ces questions, on peut montrer que la réalisation des devoirs est inscrite dans une boucle du travail des élèves qui transite entre la classe et ce qui lui est extérieur si bien que les tensions qui traversent l’un des milieux d’étude ont immédiatement des répercutions sur l’autre. Dès lors, comment peut-on penser l’articulation entre la classe et les dispositifs d’aide aux devoirs et plus généralement entre le scolaire et le périscolaire ?


Gaël Pasquier

Gaël Pasquier est professeur des écoles et directeur d’une école maternelle. Il a soutenu en novembre 2013 une thèse en sciences de l’éducation consacrée aux pratiques enseignantes en faveur de l’égalité des sexes et des sexualités à l’école maternelle et élémentaire.

Enseigner l’égalité des sexes et lutter contre l’homophobie dès l’école primaire : des enseignantes et des enseignants à l’œuvre

Si l’école peut être perçue comme un instrument privilégié d’émancipation des femmes et de lutte contre les discriminations, de nombreuses études ont en effet montré qu’elle demeurait un lieu de reproduction des rapports sociaux de sexe traditionnels, d’expression de propos et d’attitudes hétérosexistes ou homophobes. Les directives de l’Education Nationale incitent pourtant explicitement à travailler en faveur de l’égalité des sexes, à interroger les stéréotypes de sexe, à lutter contre l’homophobie. Elles restent toutefois peu connues des enseignantes et des enseignants et donc peu appliquées. Certaines d’entre elles et d’entre eux s’emparent cependant de ces questions dès l’école primaire, ce qui invite à s’intéresser à la manière dont elles et ils cherchent à modifier le cadre d’apprentissage de la classe et dont elles et ils intègrent ces questions aux différents enseignements.