Vous êtes ici : Accueil du site > Actualités > Départementales > CAPD > Groupes de travail : mouvement.
Publié : 4 février 2014

Groupes de travail : mouvement.

Ce mardi 4 février, 2 groupes de travail se sont tenus à la DSDEN en présence des représentants du personnel, de Mmes Maire (IEN adjointe) et Garidi-Desson (responsable de la DPE6), et MM. Loubière (chef de la DPE), et Dècle (Secrétaire Général).

Mouvement

L’administration a fait plusieurs propositions de modifications à la suite desquelles le SNUipp-FSU Somme a porté ses revendications. La décision définitive devrait intervenir à la CAPD du 11 mars.

- Congé Longue Durée : perte du poste au premier renouvellement (soit après 1 an de CLM et 6 mois de CLD) et bonification de 100 pts au mouvement en cas de reprise.

L’avis du SNUipp-FSU 80 :
Nous avons proposé que le système existant précédemment des postes temporairement vacants (les collègues nommés à TP sur un poste pouvait demander à bénéficier d’une priorité sur ce même poste au second mouvement de l’année suivante, s’il s’avérait vacant) soit remis en place. Il permettrait en effet de résoudre l’équation de la stabilité souhaitée des équipes et de la possibilité pour les collègues en CLD de retrouver leur poste.
Les deux autres organisations syndicales ont appuyé notre proposition.

L’administration, si elle a noté notre revendication, n’y a pas semblé très réceptive. Nous avons également proposé qu’une bonification de 300 pts soit accordée sur le poste précédemment occupé (au cas où celui-ci viendrait à être vacant) en plus de la bonification de 100 pts sur tous les postes d’adjoint du département.

- Congés parentaux : perte du poste à la fin de l’année scolaire suivant la période initiale de 6 mois.

L’avis du SNUipp-FSU 80
Après la réduction effective du congé parental actée par le parlement (2 ans et 6 mois pour un des parents et les 6 mois supplémentaires s’ils sont pris par le second parent), nous avons refusé cette dégradation du congé parental qui viendrait "punir" les parents (souvent les mères puisque notre métier est à 80% féminin) faisant le choix de s’arrêter pour accueillir leur(s) enfant(s).

- Brigade ou ZIL à temps partiel : obligation de participer au mouvement (y compris 1ère phase) puis à la seconde phase (si aucune affectation à l’issue de la première). Le collègue reste titulaire de ce poste une année et le perd en cas de renouvellement du temps partiel.

L’avis du SNUipp-FSU 80
Nous nous sommes opposés à ce que les BD ou les ZIL soient pénalisés et n’aient pas les mêmes droits que la plupart des collègues. Nous avons montré que l’administration ne pouvait pas ignorer le droit au temps partiel. Cette proposition va à l’encontre de l’intérêt des personnels.

L’administration a finalement décidé de ne faire cette proposition que pour les temps partiels sur autorisation. Cela ne nous satisfait nullement.

- Postes à profil et certains postes ASH à temps partiel : mêmes dispositions envisagées que pour les BD ou les ZIL, appliquées aux seuls temps partiels sur autorisation. Les psychologues scolaires seraient concernés (en plus des référents de scolarité, des enseignants avec des options ASH rares, des directeurs ECLAIR, … mais à l’exclusion des "- de 3 ans" et des "+ de Maîtres que de Classes").

L’avis du SNUipp-FSU 80
Après avoir réitéré nos remarques, nous avons rappelé que quelques tribunaux administratifs avaient frappé de nullité des circulaires "temps partiels" allant plus loin que les textes (notamment dans le 75). Le SNUipp-FSU 80 se réserve donc la possibilité d’attaquer la circulaire temps partiel du DASEN si celle-ci devait aller dans ce sens (incompatibilité des fonctions de BD, de ZIL, de certains postes… avec le temps partiel).

À noter que dans les deux cas précédents, si l’administration décidait de mettre en œuvre ce projet (malgré l’opposition de toutes les organisations syndicales), la participation à la phase 1 ne serait assortie d’aucune condition (un seul vœu précis suffirait…) ce qui permettrait de la "neutraliser".

- Bonification de 300 points : une bonification de 300 points pour raison médicale ou sociale ayant permis d’obtenir satisfaction au mouvement ne saurait être reconduite d’année en année. Une nouvelle attribution nécessiterait un nouvelle rencontre avec le médecin de prévention ou les assistantes sociales.

- Délégation rectorale en école d’application : expérience reconduite pour ce mouvement mais sans grande conviction… Les collègues ayant demandé les délégations rectorales ne se sont pas tous inscrits au CAFIPEMF (seul 1/7 l’a fait).

- Question diverses

  1. Suppression de l’obligation de formuler des vœux géographiques : le SNUipp-FSU Somme a rappelé son opposition au principe des vœux géographiques obligatoires en phase 1 ou 2. Si celle-ci était maintenue, nous avons demandé une diminution du nombre de vœux obligatoires et/ou une augmentation du nombre de zones existantes ainsi que la prise en compte du vœu commune comme un vœu géographique.
  2. Suppression de la note dans le barème : le mouvement étant un acte administratif, la note pédagogique d’un enseignant n’a pas à intervenir dans le barème sauf à considérer que le mouvement doive être un "mouvement au mérite". Fait nouveau, aucune des autres organisations syndicales ne s’est opposée à cette revendication historique du SNUipp (cela n’avait pas été le cas il y a 3 ans : le SE-Unsa avait demandé le maintien de la note dans le barème, le DASEN de l’époque retenant la solution d’un coefficient 0,5). Le Secrétaire Général a semblé sensible à nos arguments. Nous verrons donc quelle sera la position du DASEN.
  3. RPC Oisemont : le RPC sera officiellement créé en 2015 (avec les mesures de carte scolaire adaptées). En 2014, les enseignants "transférés" recevront des lettres de missions.
  4. PES et postes bloqués : Tous les PES (qu’ils soient à 100% ou à 50% en classe en fonction du concours obtenu) devraient bénéficier de postes bloqués. Si nous nous félicitons que l’on protège les débuts de carrières de nos jeunes collègues (comme nous aurions tous souhaité voir nos débuts protégés), nous regrettons que les quelques 250 postes bloqués nécessaires viennent une nouvelle fois paralyser totalement le mouvement.