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Publié : 12 novembre 2014

CDEN du 12 novembre 2014

bilan de la rentrée, taux d’encadrement...

Bilan de la rentrée, taux d’encadrement, emplois, rythmes scolaires…

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Déclaration préalable

Le CDEN du premier trimestre est toujours un moment de réflexion liée aux statistiques de la rentrée scolaire. Il nous indique des données intéressantes sur les taux d’encadrement, sur les organisations pédagogiques du département, sur les différents aménagements liés aux nouvelles priorités nationales…

Dans le département, il existe :
- 567 écoles : 132 maternelles et 435 élémentaires
- 2140 élèves : 725 élèves en maternelle, 1359 en élémentaires, 56 en Clis
- 55% des écoles sont des structures de 1 à 3 classes, 35% de 4 à 7 classes, 6.5% de 8 à 10 classes ; 3.5% pour +10 classes.

La Préfète a fait remarquer la ruralité du département, l’IA a ajouté le nombre très important des petites structures et le souhait de regrouper certaines entités pédagogiques lors de la carte scolaire prochaine.

Concernant le taux d’encadrement :
- En maternelle, il est de 25,03 élèves par classe (RRS : 22,44 ; Eclair : 21,83 ; REP+ 21,98)
- En élémentaire, il passe à 23,48 élèves par classe (RRS : 21,74 ; Eclair : 21,51 ; REP+ : 21,36)
- En primaire, 23,88 élèves par classe (RRS : 22,99 ; Eclair : 21,95, REP+ : 22)
- En RPI er RPC, le taux d’encadrement est en baisse 23,49 élèves par classe.

Ces taux d’encadrement sont une base de travail lors des opérations de carte scolaire. Il n’est pourtant pas très fiable en l’état puisque celui-ci englobe toutes les écoles sans distinction entre celles en rural, celles en éducation prioritaire et les autres.

La FSU a donc fait remarquer cette situation et travaillera à démontrer lors de la carte scolaire une réalité tout autre, notamment pour les écoles hors éducation prioritaire, où les effectifs par classe avoisinent souvent les 27 élèves par classe en élémentaire et les 28 à 29 en maternelle.

Les emplois du premier degré sont au nombre de 2755,5.
- 2205 en classe (80,05%)
- 234 sur les remplacement (8,5%)
- 581,5 en éducation prioritaire (10,2%)

Ces chiffres montrent l’importance de l’éducation prioritaire dans notre département. Un enfant sur 4 est scolarisé dans une école en RRS, Eclair ou REP+. Nous sommes juste derrière l’académie de Créteil. C’est la première fois que nous entendons un discours montrant la difficulté réelle vécue par les élèves et les enseignants de ce département.

La FSU s’emparera de cette réalité que nous avions dénoncée depuis longtemps à chaque fois que l’administration voudra fermer des classes ou supprimer des postes.

Les priorités de la rentrée scolaire 2015 restent inchangées :
- La réforme des rythmes scolaires : 782 communes, 388 sans école, 394 avec au moins une école où la réforme des rythmes est appliquée. 107 sont sur l’expérimentation Hamon (1 après-midi libéré). 54 communes facturent les TAP (13,7%). Nous avons questionné l’IEN adjointe sur le nombre de communes n’ayant pas mis en place les TAP (comme à Amiens), celle-ci n’a malheureusement pas pu nous répondre. Elle s’est engagée à nous le dire lors d’un prochain comité de suivi des rythmes.
- l’accueil des moins de 3 ans concerne 1120 élèves. Les statistiques départementales dépassent le niveau national avec 16,36% d’élèves scolarisés (35,62% en éducation prioritaire). L’IA a clairement dit qu’il ne ferait pas d’effort pour ouvrir des classes nouvelles avec ce dispositif.
- les "plus de maîtres que de classe" 24 postes créés dont 19 en éducation prioritaire.

Une discussion s’est déroulée sur les indicateurs pédagogiques que sont les maintiens en CE1 et les arrivées en 6ème avec un an de retard. L’administration considère que les taux de redoublement restent importants (5,8% pour le CE1 et 13,3% pour les 6ème). Elle a considéré que les pratiques pédagogiques devaient être interrogées pour réduire ces taux.

La FSU considère que cette réalité est faussée puisque ces chiffres intègrent les élèves en situation de handicap, les élèves allophones, les élèves arrivant en SEGPA. Il faut également intégrer les catégories socio-professionnelles difficiles, la ruralité, le chômage… pour expliquer ces indicateurs pédagogiques et ne pas rejeter la responsabilité seulement sur les enseignants.

Le règlement type départemental des écoles devait faire l’objet d’un vote du CDEN. Celui-ci a été reporté. Le document exact ne nous est pas parvenu après les propositions des syndicats sur ce point en groupe de travail. L’IA a accepté le report du vote.