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Publié : 18 novembre 2014

Education prioritaire : nouvelle carte en cours...

Le SNUipp-FSU 80 sera reçu vendredi 21 novembre à 17h au Rectorat, avec le SNUipp 60 et le SNUipp 02, pour discuter de la nouvelle carte de l’Education prioritaire et de nos revendications pour les écoles, avant un groupe de travail académique le lundi 24/11.

Si vous craignez que votre école ne sorte de la carte de l’Éducation Prioritaire ou si vous souhaitez qu’elle y entre (milieu rural très défavorisé, école avec public EP mais dépendant d’un collège hors-EP, ..etc.), informez au plus vite le SNUipp-FSU Somme de votre situation pour que nous défendions votre école lors des rendez-vous qui s’annoncent !

Processus de mise en place de la nouvelle carte de l’EP.

La nouvelle carte de l’Education prioritaire qui sera mise en place à la rentrée 2015 est en cours d’élaboration. Au niveau national, 1082 REP(350) et REP+ (702) la constitueront.

Dotation pour l’Académie d’Amiens (02-60-80)
REP+ en 2015REP en 2015Total en 2015Total en 2013Différentiel
13 29 42 38 +4
Le SNUipp regrette que cette nouvelle carte se fasse à moyen constant (1 082 réseaux) alors que le ministère intègre le nouveau département de Mayotte en labellisant 15 réseaux. Cette donnée aurait du être prise en compte par le ministère en donnant lieu à une augmentation du nombre de collèges et d’écoles en REP et REP+. Cela signifie que des écoles vont sortir de l’éducation prioritaire ou d’autres ne pas y entrer alors que leurs conditions sociales et scolaires nécessitent qu’elles y soient.

Le Recteur doit répartir ces moyens dans les 3 départements en pointant les collèges qui doivent entrer dans le dispositif.

Les critères au niveau des collèges sont les suivants :
- le pourcentage de boursiers ;
- le pourcentage de catégories socio-professionnelles défavorisées ;
- le pourcentage d’enfants relevant de ZUS ;
- le pourcentage d’élèves arrivant avec du retard en 6ème.

Les critères au niveau des écoles : le ministère met en avant l’absence de données en primaire pour justifier le seul classement des collèges. C’est ensuite aux DASEN de chaque département, qui ont une plus grande connaissance du terrain, de désigner les écoles qui relèvent de l’éducation prioritaire.

Le SNUipp dénonce le fait de ne prendre que les collèges pour référence de cette nouvelle carte car cela pose des problèmes importants pour certaines écoles. Les situations particulières d’écoles doivent être prises en compte et aucune école ne doit sortir de l’éducation prioritaire si la situation sociale de ses élèves ne s’est pas améliorée. De la même manière, des écoles doivent pouvoir bénéficier des moyens spécifiques de l’éducation prioritaire, si cela se justifie, lorsque le collège n’est pas labellisé.

De plus, les critères choisis par la DEPP (% d’élèves en ZUS, % de boursiers, % d’enfants avec un an de retard en 6ème, et % de familles à catégories socio-professionnelles défavorisées) risquent de ne pas prendre en compte toutes les réalités de nos écoles et notamment celles des écoles rurales. Il est également étonnant de constater qu’à l’heure où l’Education Nationale veut faire du redoublement une exception, une prime à celui-ci soit donnée pour obtenir le classement en EP.

Qu’apporteront les labels REP ou REP+

- Pour les écoles, le label en REP assure des moyens (seuils effectifs) et postes surnuméraires, dispositif moins de trois ans
- Pour les collègues, l’indemnité sera doublée en REP + (environ + 96 euros par mois, rentrée 2016) et multiplié par 1,5 en REP(+ 48 euros par mois). Ceux qui sortent bénéficieront de la clause de sauvegarde en touchant l’ancienne indemnité « éducation prioritaire » de 96 euros pendant 3 ans.
- En REP+, allégement de service de 18 demi journées déconnectées du temps élèves (demi-journées d’ores et déjà testées dans 2 REP+ préfigurateurs du département).

Le SNUipp-FSU se félicite de ce premier allégement en REP+ et se doit d’être vigilant sur sa mise en œuvre. Il ne doit pas donner lieu à des contrôles ni des injonctions des IEN. Laissées à la libre appréciation des collègues, ces demi-journées doivent être des temps d’échanges de pratiques, de rencontres avec les parents et les autres personnels et permettre de construire des recherches-actions pour les équipes volontaires. Les moyens nécessaires doivent y être consacrés.
Le SNUipp-FSU regrette que l’allégement de temps de classe dans le premier degré ne soit pas à la hauteur de celui du second degré.

Le SNUipp-FSU a interpellé le ministère sur tous ces sujets. Il exigera dans les instances la transparence au niveau de ces critères et l’équité sur le territoire. Le SNUipp-FSU demande un CTM exceptionnel en décembre pour lister le nombre d’écoles ne faisant pas partie à tort de la nouvelle carte d’éducation prioritaire et demande qu’elles y soient intégrées. Cela nécessitera une nouvelle dotation budgétaire.

Le classement en éducation prioritaire (REP + et REP) doit se faire en toute transparence sur la base d’une cohérence nationale et avec les moyens nécessaires.