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Par : SNUipp80
Publié : 17 décembre 2014

+51 postes pour l’académie d’Amiens

Lors du Comité Technique Ministériel, la répartition inter-académique des postes a été portée à la connaissance des élus.

Sur les 2511 créations de postes prévues à la rentrée 2015 dans le 1er degré, 51 seront localisées dans l’académie d’Amiens. La répartition intra-académique (Aisne, Oise, Somme) sera connue début janvier.

Pour la rentrée 2014, l’académie d’Amiens avait bénéficié de +20 postes (+4 dans la Somme) ce qui n’avait pas permis d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants.

Si nous notons positivement ces créations de postes (+51 pour 2015 valent mieux que -149 pour 2011 ou -235 pour 2012), elles seront notoirement insuffisantes pour permettre le changement tant attendu par les enseignants et leurs élèves.

Pour mémoire, la SNUipp-FSU 80 a chiffré les besoins du seul département de la Somme à 619 postes : aucune classe au-dessus de 25 hors éducation prioritaire (20 en éducation prioritaire), des RASED complets, des remplaçants en nombre suffisant, 3h de maître surnuméraire par semaine pour chaque classe, des décharges de direction correspondant aux besoins réels, …etc.

Les postes qui seront attribués à la Somme devront répondre à plusieurs impératifs de l’Inspecteur d’Académie :
- la mise en place des 2 nouveaux REP+ (minimum 6 postes)
- l’application des nouveaux temps de décharge des directeurs (9 classes)
- la politique d’accompagnement de l’école numérique (passage de tous les ATICE à temps plein).

La baisse des effectifs dans les classes n’est donc pas encore pour la rentrée prochaine…

Communiqué du SNUipp-FSU

Répartition académique des postes : dotation décevante

Le ministère vient de présenter la répartition académique des 2511 postes supplémentaires programmés dans les écoles pour la rentrée 2015 (à voir sur le site du SNUipp-FSU : http://www.snuipp.fr/Repartition-academique-des-postes).

Certes, ces créations de postes feront du bien aux écoles qui en profiteront, mais il est également certain que cette dotation reste bien insuffisante au regard des besoins de l’école primaire.

Touchées par des pertes de postes, les académies de Besançon (-19), de Caen (- 29), Nancy-Metz (- 19), Dijon (- 20) Paris ou encore la Guadeloupe (- 29) subissent de vrais coups de rabot alors qu’elles sont loin d’avoir retrouvé leurs moyens d’avant les coupes claires du quinquennat précédent. Les autres académies bénéficient d’un niveau de créations de postes qui ne couvriront pas l’ensemble des besoins liés à la fois de la réforme de l’éducation prioritaire, à la poussée démographique (23400 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée prochaine) et à la restitution des postes supprimés.

La préparation de la rentrée 2015 s’annonce donc difficile. Au niveau national, il manque encore près de 1800 postes de remplaçants par rapport à 2008. Autant dire que les écoles vont encore connaître des classes non remplacées et qu’il ne sera pas possible de relancer une formation continue actuellement en friche. Il y a pourtant urgence à ce que les enseignants réactualisent leurs connaissances professionnelles, notamment en vue des nouveaux programmes. Plus de 4000 postes de Rased manquent toujours à l’appel depuis 2008, ce qui prive encore des milliers d’élèves en difficultés scolaires d’une aide spécialisée.

Et ce n’est pas l’allocation progressive des moyens vantée par la ministre qui va changer la donne. Procédant par redéploiement, le « plus » donné aux écoles défavorisées -ce qui est une bonne chose- sera synonyme de « moins » pour d’autres écoles présentées comme favorisées. Mais aujourd’hui, existe-t-il vraiment des écoles favorisées quand on constate que les écoles françaises ont un nombre d’élèves par classe bien au-dessus de la moyenne européenne ? 7000 classes maternelles ont encore plus de 30 élèves. D’après le bilan de rentrée du ministère, à cette rentrée 2014, le nombre d’élèves par classe a même augmenté en élémentaire. Dans un tel contexte, comment sera-t-il possible d’assurer la montée en charge du « plus de maîtres que de classes » estimé aujourd’hui par le ministère à 1713 postes et dont l’objectif affiché est de 7000 ?

Le niveau de ces dotations est décevant et n’est pas à la hauteur de l’engagement de la priorité au primaire. Le SNUipp-FSU demande un changement de braquet pour améliorer les conditions de réussite des enfants et permettre les indispensables transformations pédagogiques. Il faut voir grand pour nos élèves. L’investissement budgétaire au service de la réussite des élèves et de leurs enseignants doit s’amplifier.

Paris, le 17 décembre 2014