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Publié : 21 septembre 2015

Dictée et nouveaux programmes : des vérités toujours bonnes à rétablir !

« Nous refusons que l’école soit l’instrument d’un coup politique ».

Lors de la présentation des projets de programmes pour l’école primaire qui entreront en vigueur à la rentrée 2016, la ministre a annoncé la priorité aux savoirs fondamentaux avec notamment la pratique de la dictée quotidienne.

Rétablissons la vérité

- « Lire, écrire compter » c’est la mission de l’école primaire depuis toujours. De tout temps, les programmes ont insisté sur l’importance de la maîtrise de la langue, de la lecture, de l’écriture et du calcul. Au quotidien, nous ne nous trompons pas puisque nous consacrons beaucoup de temps et d’énergie à ces apprentissages avec rigueur et professionnalisme.

- Non, la dictée n’a jamais disparu. C’est une forme d’exercice pratiquée depuis toujours dans les classes et présente dans les programmes actuels et anciens comme une activité possible.

- Non, les nouveaux programmes n’évoquent pas de dictée quotidienne. Ils parlent des "activités diverses" pour "résoudre les problèmes orthographiques" qui peuvent comprendre "des dictées courtes sous une variété de formes (…) et pratiquées de manière rituelle ".

- Oui, il peut y avoir de multitude de manière de faire des dictées. Auto dictée, à deux, préparée, dictée sans erreur, à choix multiples, dictée dialoguée ou négociée… Dans tous les cas, ce sont les enseignants qui sont maîtres des choix des modalités pédagogiques.

- Non, la dictée n’est pas la recette miracle pour maîtriser l’orthographe. Aucune étude ne montre que la seule pratique de la dictée fait monter le niveau des élèves en orthographe. Les nouveaux programmes insistent sur les activités d’observation et de manipulation sur des textes lus en classes : « L’étude de la langue s’appuie essentiellement sur des tâches de tri et de classement, donc de comparaison, des activités de manipulation d’énoncés (substitution, déplacement, ajout, suppression) à partir de corpus soigneusement constitués, afin d’établir des régularités […] Les connaissances se consolident dans des exercices et des situations de lecture et de production d’écrits »

- Apprendre, c’est donc s’entraîner et surtout comprendre Les élèves ont besoin de réfléchir, de découvrir, de manipuler et de comprendre… À ce titre, les nouveaux programmes insistent surtout sur l’importance du raisonnement et de la compréhension dans l’apprentissage de l’orthographe mais aussi du calcul et de la lecture.

- Réussir, c’est aussi apprendre dans de bonnes conditions. On n’apprend pas de la même manière dans une classe de 30 que dans une classe de 22 élèves. Tout cela paraît être du bon sens. Et pourtant, c’est loin d’être le cas dans toutes les écoles. Les élèves ont également besoin d’évoluer dans un cadre de travail calme et sécurisant, adapté à chacun. Avoir peu d’élèves par classe, pouvoir travailler en petits groupes sont des conditions importantes pour l’apprentissage et la réussite.

Une fois de plus, l’école primaire se trouve l’instrument d’un « coup politique » comme le titre le journal Le Monde du 20 septembre, ce qui jette le trouble sur notre travail et celui des enfants à l’école. « Nous refusons que l’école soit l’instrument d’un coup politique ». C’est ce qu’affirme le SNUipp-FSU dans un courrier adressé à la ministre (http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/21_09_…)
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la réponse de la Ministre