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Publié : 17 novembre 2015

les 108h à notre disposition

Alors qu’un projet de décret sur les obligations de service est à l’étude, le SNUipp-FSU revendique que les 108 heures soient à la libre disposition des enseignants, et la fin des APC.

Le ministère vient de soumettre aux organisations syndicales un projet de décret sur les obligations de service des professeurs des écoles qui consiste à transposer dans un nouveau décret la répartition rigide des actuelles 108 heures, qui fait l’objet de multiples contrôles, avec notamment les 36 heures d’activités pédagogiques complémentaires ( APC) qui n’étaient pour l’heure définie que dans une circulaire.

Ce projet ne répond pas à la problématique de notre charge de travail

Le cadre des 108 heures annualisées explose et ne correspond plus aux exigences du métier :
- Conseil école-collège,
- handicap (PPS),
- nouveaux rythmes,
- nouveaux programmes,
- plus de maîtres,
- scolarisation des moins de trois ans,
- PAP, PAI, PPRE…

A chaque fois qu’une nouvelle prescription arrive dans les écoles, le ministère répond « 108 heures », comme si ces dernières étaient extensibles à l’infini.

Une nouvelle organisation de notre temps de travail est indispensable avec comme première étape la refondation de nos 108 heures.

Le SNUipp-FSU revendique que les 108 heures annuelles - soit trois heures hebdomadaires - constituent un forfait temps mis à la disposition des enseignants.

Ce temps doit reconnaître toutes les missions liées au service d’enseignement que les enseignants du 1er degré assurent :
- travaux de préparation et recherches personnelles,
- travail au sein de l’équipe pédagogique,
- concertation,
- relations avec les parents d’élèves et
- participation aux conseils d’école.

Pour le SNUipp, la hiérarchie n’a aucun contrôle à exercer sur ce temps qui doit être placé sous la stricte responsabilité des enseignants.

Le SNUipp-FSU revendique l’arrêt des APC.

Ce temps est très limité, à l’image de l’ensemble des dispositifs externalisés hors la classe comme des études l’ont démontré. Ces activités, dont le contenu et les finalités n’ont rien de déterminant tant pour la réussite des élèves que pour la qualité de l’enseignement, doivent être supprimées. Ce temps doit être redonné aux enseignants pour faire baisser leur charge de travail et leur permettre de mieux le faire.