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Publié : 24 novembre 2015

Une école maternelle plébiscitée mais toujours en quête d’attention.

-  Près de 8 enseignants sur 10 et 85 % des Français estiment aujourd’hui que l’école maternelle fonctionne bien.    Ils la décrivent comme une école essentielle, œuvrant pour les apprentissages mais aussi pour le vivre ensemble et l’épanouissement des élèves. Pour les enseignants comme pour les parents, les termes les plus associés à l’école maternelle sont « langage et jeux », « grandir et découvrir le monde », « bienveillance et encouragements », mais aussi « bruit et classes surchargées ». Ces qualificatifs témoignent de la complexité des missions assignées à l’école maternelle.

Pas étonnant alors de constater que 9 enseignants sur 10 et près de 6 Français sur 10 estiment que le métier est plus exigeant qu’avant.

  Sauf que pour prendre en charge ces exigences croissantes, et en dépit des engagements de la loi de refondation, l’école maternelle manque toujours de soutien et d’attention.

- 3/4 des enseignants et des parents estiment que les classes ne devraient pas dépasser 20 élèves.

La réalité est tout autre : une classe maternelle sur deux a plus de 25 élèves et près de 7 500 classes, plus de 30 élèves. Or, les questions du langage, du vivre ensemble, du jeu, de l’attention portée à tous et à chacun posent de manière évidente celle du nombre d’élèves par classe. Il s’agit non seulement d’une question de « bien-être » afin d’apprendre dans le calme et de pouvoir disposer de plus d’espace.

Mais c’est également une question de disponibilité des enseignants pour avoir les moyens de solliciter, reformuler, encourager les « petits parleurs », de répondre aux besoins de chaque enfant qui ne bénéficient pas des mêmes stimulations à la maison.

- C’est le cas de la qualité de la relation avec les familles qui recule depuis la réforme des rythmes, 25 % des parents et 38 % des enseignants estimant qu’ils ont moins de contacts.  

Or, chacun sait l’importance des relations école-famille dans la confiance des parents et la réussite scolaire des élèves. En ce sens, les premières années d’école donnent souvent le « la » pour la suite.

Le temps de travail des enseignants doit donc être redéfini : il faut donner aux enseignants le temps nécessaire pour travailler en équipe, rencontrer les familles et ainsi leur permettre d’exercer sereinement leur métier.

- 79 % des enseignants approuvent les nouveaux programmes de maternelle à l’œuvre depuis la rentrée, ils sont 73 % à estimer y avoir été mal préparés.

Comme dans tous les métiers, il est pourtant essentiel de pouvoir renouveler ses connaissances professionnelles.

Il est urgent qu’un solide plan de formation continue voit le jour, alimenté par les travaux de la recherche. Nous le demandions déjà voilà plus d’un an à travers un appel soutenu par près de 50 chercheurs de renom.

Le colloque national que tient le SNUipp-FSU ce 24 novembre à Paris est l’occasion de montrer combien les enseignants sont près à transformer leurs pratiques si tant est qu’on leur en donne les moyens. Il est temps, pour le gouvernement, d’aller au-delà des engagements et des belles paroles pour permettre aux enseignants de mieux faire leur métier pour la réussite de tous leurs élèves.

A retrouver sur le site du SNUipp-FSU : http://www.snuipp.fr/Une-ecole-maternelle-plebiscitee