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Publié : 16 janvier

Syndicalistes de Goodyear condamnés : l’injustice sociale bat son plein

Une relaxe et sept condamnations avec sursis : le verdict de la cour d’appel, certes plus clément que la première fois, reste une décision politique injuste et lourde de conséquences pour le syndicalisme.

Cette décision n’a rien à voir avec la justice, c’est une décision purement politique, lourde de conséquences pour le syndicalisme et les salarié-es qui se battent pour garder leur emploi, en pleine crise économique. Le parquet seul avait décidé de poursuivre les salariés en justice : c’était clairement un message politique de répression sociale : voilà ce qu’on risque à défendre son emploi, en plus de la précarité, de vies familiales brisées, de dépressions, voire de suicides… Et il faudrait se taire et courber l’échine !

Cette décision est totalement inhumaine !

Rappelons que dans le même temps, Christine Lagarde, patronne du FMI, reconnue responsable d’un préjudice de 400 millions d’euros au détriment de l’Etat, a été …dispensée de peine !!!

Malgré tout, si ce verdict a été plus léger qu’en première instance, c’est grâce à la solidarité manifestée par des centaines de salarié-es et retraité-es du secteur public comme du secteur privé, présent-es à Amiens ce jeudi 11 janvier !

Ne l’oublions pas : c’est le combat politique et syndical pour plus de justice sociale qui a fait accéder la population française à des droits fondamentaux ( sécurité sociale, congés payés…). Ces droits ne sont pas acquis, il faut continuer à les défendre avec la force du collectif !

"Quand ils sont venus chercher les communistes

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas juif

Quand ils sont venus chercher les catholiques

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas catholique

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait plus personne

pour dire quelque chose."

Dachau - 1942, Louis Needemeyer, alias Martin Niemöller