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Publié : 5 juin

Réponses des candidat-es député-es de la Somme à notre lettre ouverte

Via une lettre ouverte envoyée à la presse départementale le 22 mai, le SNUipp-FSU 80 a interpellé les candidat-es aux élections législatives des 5 circonscriptions de la Somme : « Quelles évolutions ou réformes du système éducatif mettriez-vous en œuvre si vous étiez élu-e à l’Assemblée nationale ? Quelles mesures compteriez-vous prendre pour améliorer les conditions de travail des agents de la Fonction publique et des professeurs des écoles ? »

Voici les réponses des candidat-es encore en lice pour le 2nd tour :

Avant d’aller voter le 18 juin, faites vous votre propre opinion !

Pour la 1ère circonscription :

François RUFFIN, Picardie Debout (avec le soutien de : la France Insoumise, le PCF, EELV et Ensemble !)

Bonjour,

L’éducation, notamment publique, est au cœur de nos préoccupations.

Comme dans d’autres secteurs, nous avons provoqué ce que nous appelons des "labos", à savoir des rencontres avec une vingtaine d’acteurs du secteur. Parents d’élèves, personnel enseignant (dont nombre de votre syndicat mais pas que), animateurs du périscolaire…

De ces rencontres, nous avons produit un document, que nous distribuons régulièrement.

Il va de soit, pour nous, que ce travail de rencontre et de concertation avec le secteur de l’enseignement devra se poursuivre durant notre éventuel mandat.

Nos propositions et positions ont donc comme base le terrain et l’écoute des acteurs.

En résumé nous souhaitons :

- Lutter contre la précarité du personnel : ATSEM, animateurs du périscolaires, cantiniers, agent d’entretien etc. Nous souhaitons un grand plan contre la précarité, notamment dans le domaine du périscolaire.

- Revoir la formation initiale : sur la formation des enseignants nous souhaitons étendre le modèle des étudiants en STAPS qui, dès leur première année, effectuent un stage en association, en seconde année un stage en école primaire et en troisième année un stage en collège ou lycée. Nous aimerions étendre ce modèle de formation initiale aux autres matières enseignées à l’université (psycho, lettres, langues…) où nombre d’étudiants se tournent vers l’enseignement. Ceci afin d’éviter la "découverte" des élèves, du public, lors de lors première année.

- Protéger les nouveaux enseignants : nous souhaitons améliorer la rentrée dans le métier des nouveaux enseignants, qu’elle soit davantage encadrée et aménagée. Les nouveaux enseignants doivent être davantage ménagés et ne pas servir de "bouche-trous".

- L’éducation, un investissement. Nous souhaitons que l’éducation ne soit plus considérée comme une dépense de fonctionnement mais bel et bien comme un investissement. L’éducation est un investissement pour l’avenir. Ainsi, nous souhaitons financer cet investissement en supprimant le CICE. Le CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi) représente 22 milliards d’euros délivrés chaque année aux entreprises. D’après un rapport du Premier ministre, ce CICE aurait permis de "créer ou sauvegarder 100 000 emplois". A la place, si on confiait la même somme au public, c’est près de 600 000 postes (dans l’éducation, dans les hôpitaux, etc.) qu’on pourrait créer. Avec une plus grande utilité sociale. Avec plus d’efficacité contre le chômage, également.

En espérant que ces propositions vous correspondent,

Et en vous assurant de notre considération et notre écoute,

N’hésitez pas à nous solliciter, c’est ainsi que nous concevons le rôle de député,

Cordialement,

François Ruffin

Pour la 2ème circonscription :

Cédric MAISSE, France Insoumise

Madame, Monsieur,

Candidat-e-s dans la 2ème circonscription, nous vous remercions de nous avoir adressé votre « livre blanc » dont nous avons pris connaissance et de nous avoir interpellé-e-s sur nos engagements dans le domaine de l’éducation.

Les propositions faites sont quasiment toutes en adéquation avec notre programme national « L’avenir en commun ». Elles sont aussi pour moi, qui suis enseignant également, absolument évidentes et prioritaires.

Même si le budget de l’Education est le premier budget de la Nation, il n’est pas à la hauteur des besoins nécessaires à la réussite de tous les élèves.

La formation initiale et continue des enseignants doit être encore améliorée. Il faut absolument que l’entrée dans le métier des nouveaux enseignants se fasse de manière réfléchie et raisonnée afin de ne pas les mettre en difficulté dès leur début de carrière.

La mise en place dans le premier degré du dispositif « Plus De Maîtres Que De Classes » doit pouvoir perdurer et être évalué. Il semblerait qu’il donne des résultats positifs.

Il faut rétablir le dispositif des « Maître-sse-s Langage » en maternelle en étendant le dispositif « Plus De Maîtres Que De Classes ». Il me semble d’ailleurs que ce dispositif ressemble à une des revendications que votre syndicat a porté pendant plusieurs années La volonté de mettre en place dans les territoires REP / REP+, des classes ne dépassant pas 12 élèves ne doit pas se faire au détriment du dispositif « Plus De Maîtres Que De Classes ».

Il faut également limiter le nombre d’élèves par classe, notamment dans les zones dites sensibles, mais sans faire « n’importe quoi », sans avoir évalué les dispositifs existants… Ainsi, créer des classes à petits effectifs peut entrainer un manque d’émulation. Pour réussir la mise en œuvre de tels dispositifs, il est nécessaire d’être à l’écoute, de consulter la profession et de profiter de son expertise. C’est ce que nous attacherons à faire.

Les instituteurs et institutrices étant devenu-e-s des Professeurs des Ecoles, il est indispensable d’engager le chantier de la réduction du temps face aux élèves (sans enlever de temps d’enseignement à ces derniers, bien évidemment !) afin d’aller progressivement vers un temps de présence identique à celui des enseignant-e-s du second degré. Cette mesure devrait, en outre, permettre d’améliorer les liaisons et les concertations inter-cycles et inter-degrés, notamment en REP+ et, ainsi, de gagner en efficience.

Nous nous engageons également à lutter contre la précarité dans l’Education. L’Ecole a besoin de personnels qualifiés et considérés pour aider à la réussite de tous les élèves quelques soient leurs difficultés et/ou handicaps. Les emplois CUI, ASEH…doivent devenir de vrais emplois, avec une vraie formation et une vraie qualification.

Il en va de même pour les ATSEM, les personnels du Temps du midi, les animateurs-trices de centres de loisirs.

L’Ecole est un investissement ! Soyez sur-e-s que nous en sommes convaincu-e-s !

Nous continuerons, élu-e-s ou non à être attentifs à l’ensemble de vos revendications et restons à votre écoute et à votre disposition. Cordialement.

Cédric MAISSE et Brigitte DEVAUCHELLE

Barbara POMPILI, République En Marche

Mesdames les co-secrétaires départementales,

J’ai pris connaissance avec attention de votre livre blanc pour «  une vraie ambition pour l’école publique » et je vous remercie pour cet envoi.

Il comprend beaucoup de propositions intéressantes que je partage et sur lesquelles j’ai eu l’occasion de travailler lors de mon précédent mandat, en particulier sur la formation des enseignants, les RASED, les relations avec les parents ou encore le handicap.

J’ai notamment publié un rapport sur l’école inclusive et participé à la mission d’information sur les relations parents-école, deux démarches qui ont permis de formuler des propositions concrètes que je continuerai à porter avec force si les électeurs m’accordent leur confiance.

Etant particulièrement investie sur ces sujets, je serai à votre disposition pour convenir d’une rencontre avec le SNUipp – FSU de la Somme afin d’échanger plus avant sur les mesures permettant d’améliorer notre système éducatif.

Je vous prie de croire, Mesdames, à l’assurance de ma meilleure considération.

Barbara POMPILI