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Publié : 11 octobre 2017

La fonction publique s’est mobilisée : retour sur une journée exceptionnelle !

10 octobre : près d’un enseignant sur deux en grève

  Les mesures négatives annoncées par le gouvernement au détriment des fonctionnaires ont fait bouger la profession :
- nouveau gel du point d’indice
- détérioration du pouvoir d’achat qui depuis 2010 a perdu 9%. Les salaires des enseignants du primaire sont déjà inférieurs de 22% à leurs homologues des pays de l’OCDE après 15 ans de carrière ;
- rétablissement du jour de carence
- suppression envisagée de 120000 emplois de fonctionnaires dans le budget. Dans le premier degré, baisse des places aux concours.

Et depuis la rentrée ce sont 23 000 emplois aidés qui retournent au chômage à la fin de leur contrat, privant les écoles de leurs apports indispensables dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap et l’aide administrative à la direction d’école.   En regard de cela, certaines mesures fiscales sont emblématiques de choix politiques ;
- la réforme de l’ISF qui bénéficie aux 340 000 contribuables les plus aisés coûtera 3,2 milliards d’euros au budget de l’État. Cette même somme permettrait pourtant de revaloriser les salaires des 5,5 millions de fonctionnaires avec une inflation à 1,8%.

Le gouvernement marque ainsi clairement sa préférence entre les plus riches et ceux qui font fonctionner les services publics. C’est pour cela que près de la moitié des enseignants se sont mis en grève.

C’est Hervé LEFEVRE qui a représenté la FSU lors de l’intersyndicale reçue en audience à la Préfecture pendant la manifestation.

Il a appuyé les propos des autres organisations syndicales qui ont dénoncé ce qui a été dit plus haut, il a réitéré les propos de toutes les OS sur l’aspect unitaire de cette journée d’action.

"Les agents du service public assurent des missions essentielles pour le développement et la cohésion du pays. Les différentes études démontrent que le coût du fonctionnement de l’Etat n’est pas plus important que dans les autres pays européens. Contrairement aux promesses électorales du candidat MACRON, le pouvoir d’achat des fonctionnaires ne cessait de se dégrader. " a-t-il expliqué. " La FSU exige une revalorisation régulière de la valeur du point d’indice indexée sur l’évolution des prix et un plan de rattrapage des pertes subies depuis 2010." Sur le PPCR, il a rappelé que "c’était un accord arraché au précédent gouvernement, le présent gouvernement mettait à mal son déploiement et, qu’au contraire d’un étalement, il faudrait aller plus loin !"

Enfin, la FSU dénonce fermement la suppression des emplois aidés, cela représente un plan social d’une ampleur démesurée. Hervé LEFEVRE a remis, au nom de la FSU et du SNUipp, en particulier, 200 signatures de la pétition contre la suppression des emplois aidés.