Vous êtes ici : Accueil du site > Actualités > Nationales > Assises de l’école maternelle : les propositions du SNUipp-FSU
Publié : 26 mars

Assises de l’école maternelle : les propositions du SNUipp-FSU

A la veille des Assises sur l’école maternelle organisées à Paris par le ministre de l’Education nationale, vous trouverez ci-joint la lettre ouverte au ministre (en date du 24 mars), signée du SNUipp-FSU et de neuf autres associations engagées dans le monde éducatif  : AGEEM, CRAP-Cahiers Pédagogiques, FCPE, GFEN, ICEM, Interco-CFDT, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUTER-FSU pour dire leur projet et leur ambition pour l’école maternelle.

QUEL AVENIR POUR L’ECOLE MATERNELLE ? LE SNUipp –FSU 80 S’INTERROGE (article paru dans notre EDE de mars 2018, envoyé aux médias départementaux et à nos partenaires)

A la demande du ministre de l’Education nationale, des assises de la maternelle se tiendront les 27 et 28 mars. Après plusieurs demandes, les organisations syndicales viennent d’apprendre qu’elles y seront conviées. Selon M. Blanquer , elles auront pour but de « repenser l’Ecole Maternelle » pour en faire « l’école de l’épanouissement et du langage ». La référence à l’école du langage qui rappelle les programmes de 2008 est inquiétante et semble faire fi des programmes de 2015. Comme le signale la secrétaire générale du SNUipp-FSU, Francette Popineau : « On pense qu’il y a une confusion entre posséder du vocabulaire et savoir exprimer sa pensée. Ce qui est important, c’est que l’enfant apprenne à s’exprimer et non pas qu’il maîtrise une liste de mots. » N’est-ce pas l’essentiel pour se préparer au grand oral du bac si cher à notre ministre ?

Nous avons déjà été surpris par l’annonce précipitée d’évaluations au CP à la rentrée scolaire 2017 qui, à nos yeux, étaient dans la forme en inadéquation totale avec les programmes de 2015. L’évaluation sur fiches peut mettre en échec des élèves habitués à une évaluation essentiellement basée sur l’observation continue lors d’activités de manipulation.

Le SNUipp - FSU 80 s’interroge sur le but de ces choix. La volonté ministérielle n’est-elle pas de discréditer les programmes de 2015 qui privilégient la prise en compte des progrès de chaque enfant sans primarisation précoce ?

Notre seconde interrogation se porte sur la scolarisation des élèves moins de 3 ans. Notre ministre doit récupérer des postes pour mettre en application sa politique de classes à effectifs réduits en CP et CE1 en éducation prioritaire. Dans notre département, pour la rentrée scolaire, 27 postes de PDMQDC seront transformés en postes d’adjoints. Qu’en est-il de la pérennité des postes de moins de 3 ans dans ce contexte ? Nous constatons qu’à la rentrée 2017, 13 dispositifs de moins de 3 ans ont été créés et que pour la rentrée 2018, il n’y a aucune création voire même deux fermetures. Cela correspond aux propos tenus au même moment par M. Blanquer : « Il est probable que la crèche soit plus pertinente que la scolarisation à 2 ans ». Mais a-t-il pensé aux familles qui n’auront pas les moyens de financer ce mode de garde ? Ne préfère t-il pas faire des économies de postes de fonctionnaires plutôt que de favoriser notre belle école maternelle seule garante de l’égalité républicaine ?

Le SNUipp-FSU 80 est en désaccord avec ce qui s’annonce et revendique :

• une ATSEM par classe

• une réduction des effectifs

• la scolarisation des moins de 3 ans partout accompagnée des moyens nécessaires.

• du temps pour échanger, pour construire ensemble et rencontrer les familles (temps pris sur les APC)

Documents joints