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Publié : 6 septembre 2008

"Droit d’accueil" : boycott du CTPM

Comité technique paritaire ministériel Jeudi 04 septembre 2008

Les organisations signataires SNUipp, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, CGT-EDUCATION, SUD-EDUCATION, ont décidé de boycotter le CTPM du 4 septembre.

En effet les organisations sous signées ont vivement dénoncé la méthode employée par le gouvernement qui consiste à présenter la mise en place du droit d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires comme seule réponse à la mobilisation des enseignants, parents, lycéens, étudiants, militants des mouvements pédagogiques et des associations complémentaires de l’école, pour défendre le droit à une éducation de qualité pour tous. Si les organisations sont prêtes à discuter dans le cadre d’un véritable dialogue social, elles contestent le principe d’une déclaration individuelle des enseignants grévistes 48 heures avant la date d’une journée de grève. De plus, le projet de décret introduit un dispositif de « négociation préalable » qui restreint l’exercice du droit de grève des enseignants. Cette mesure est sans rapport avec la mise en place d’un service d’accueil. Elles rappellent que les enseignants des écoles prennent systématiquement le soin d’avertir les parents d’élèves en cas de mouvement social pour que ceux-ci puissent anticiper les difficultés de garde d’enfants. En se déchargeant une nouvelle fois sur les collectivités locales, ce dispositif correspond à un dévoiement de la mission première de l’école qui est de fournir un enseignement et non une garderie. Les organisations syndicales signataires de ce texte représentent l’écrasante majorité des personnels du ministère de l’ Education Nationale. Elles exigent dans l’esprit du relevé de conclusions du protocole social fonction publique, un dialogue social construit sur une concertation approfondie avec l’ensemble des organisations représentatives. Ce projet de décret ainsi que la circulaire du 26 août 2008 n’ont fait l’objet d’aucune concertation préalable, c’est pourquoi nous demandons le retrait du projet de décret de l’ordre du jour et un réexamen complet de ces textes.

Paris, le 04 septembre 2008