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Publié : 18 février 2011

Enseignant suspendu au Caire : Il faut lever la sanction

Pour avoir brandi, lors d’une manifestation en Egypte, une pancarte reprenant le désormais célèbre « casse toi, pauv’con », appelant ainsi avec le peuple égyptien au départ d’un dictateur au pouvoir depuis 30 ans, un professeur des écoles du lycée français du Caire a été suspendu et rapatrié en France au motif d’assurer sa sécurité, dans une période où des policiers de l’ancien régime s’en prenaient aux journalistes étrangers. Marié à une égyptienne et père de deux enfants, cet enseignant, est actuellement en France, n’ayant toujours pas été autorisé à rejoindre sa famille et à reprendre son poste.

Si le Quai d’Orsay met aujourd’hui en avant « une obligation de devoir de réserve » en tant que fonctionnaire français, la prolongation forcée du séjour de notre collègue en France s’apparente en réalité à une sanction inacceptable. Au contraire, la France devrait soutenir un enseignant qui n’étant pas dans le cadre de ses fonctions n’a fait que manifester au côté d’un peuple égyptien en quête de démocratie et de liberté. Cette sanction est d’autant plus anormale que le mouvement est aujourd’hui salué par les autorités françaises.

Pour le SNUipp-FSU, notre collègue doit pouvoir aujourd’hui rentrer en Egypte pour rejoindre sa famille et retrouver sa classe au sein du lycée français. Il en fait la demande solennelle à la ministre des affaires étrangères.