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Publié : 4 février

CHSCTSD extraordinaire du 2.02

La réunion commence par la lecture de la déclaration liminaire et des avis :

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Avis

- Les chiffres : comment expliquer la multiplication des cas dans les écoles ? comment expliquer la distorsion entre les chiffres du ministère de l’EN et Santé Publique France ?

Les chiffres de la DSDEN du COVID dans la Somme : cas positifs recensés dans la Somme sur la période du 4 janvier au 31 janvier 2021. Total du public (cas positifs) : 44 personnels et/ou enseignant-e-s du public, 19 personnels des collectivités et 328 élèves. Cas « contact » : 24 personnels et/ou enseignant-e-s, 31 personnels des collectivités, 755 élèves.

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Evolution du virus dans l’académie

86 % de cas dans le public et 14 % dans le privé.

Constats de la DSDEN :

- l’Ouest du département est plus fortement impacté (environ 60 % des cas)
- l’enseignement privé semble épargné. Tendances qui sont en train de s’inverser en février (il y avait plus de cas dans le privé en début d’année scolaire) : augmentation des cas dans le public, les contaminations arrivent de l’Ouest vers le centre du département. Le Santerre reste aujourd’hui préservé.
- le premier degré a été plus impacté que sur les deux premières périodes scolaires. Pour Mr DECLE, c’est la preuve de l’efficacité du port du masque par les élèves des classes élémentaires.
- les collèges publics sont très fortement impactés. Depuis le mois de janvier, 4 classes ont été fermées : Domart en Ponthieu, Millevoye à Abbeville et 2 à Amiral Lejeune.

Remarques de la secrétaire du CHSCTSD, Corinne COLOMB, de la FSU :
- Les collèges sont plus impactés malgré le protocole qui impose aux enseignant-e-s de changer de salle. C’est la preuve que cette mesure est inefficace.
- On se rend enfin compte que les élèves sont vecteurs du COVID. Non seulement ils sont contaminants, contaminés mais en plus, ils ont des symptômes (et cela malgré les annonces régulières de JM BLANQUER )

Mr DECLE acquiesce. L’ARS a fait des recherches pour tenter d’identifier des traces du variant dans l’ouest du département, mais aucun indice n’en atteste. La DSDEN a observé que dans les nombreux cas du 1er degré, il y avait beaucoup de fratries touchées. Ces contaminations, qui se sont particulièrement déclarées entre le 6 et le 8 janvier, seraient liées à la période de la fin de l’année (réveillon du nouvel an).

La secrétaire du CHSCTSD questionne sur la communication interne (aux collègues) faite à propos des cas COVID. Celle-ci est défaillante et parfois inexistante. Mr DECLE affirme qu’il faut communiquer les informations utiles à propos des cas positifs et que cela fait partie des mesures de prévention. Il faut toutefois être vigilant-e par rapport à la stigmatisation qui peut exister. Dans le 1er degré, il revient aux équipes des écoles d’informer les remplaçant-e-s sur la situation de l’école.

Sur la définition et la gestion des cas contact, les règles sont amenées à changer au fur et à mesure de l’actualisation du protocole.

Situation des études surveillées dans le 1er degré et du brassage des élèves qui sont pris en charge sur ces temps périscolaires. Monsieur DECLE indique que le respect du port du masque et des règles de distance entre chaque élève permet de poursuivre ces temps d’accueil. Il n’y a pas de contamination observée à ce jour sur ce temps.

- Bilan et organisation des campagnes de dépistage.

Rappeler que les personnels de l’EN sont prioritaires dans les files d’attente de dépistage. À ce jour, il n’y a pas de plan de vaccination prévu pour les personnels de l’éducation nationale, mais des campagnes de dépistage avec tests antigéniques. Ces dépistages seront possibles également pour les élèves dès le 3 février 2021.

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Calendrier THG

Des actions ont été menées à Flixecourt, Rosière, Saint Valery, Chaulnes, Domart en Ponthieu, Montdidier, Villers Bretonneux, Corbie, Feuquières, Friville, Abbeville et Nouvion/crécy en Ponthieu.

Déroulé des interventions : Le lieu est choisi en fonction de :
- la concentration de cas positifs (d’où l’intervention à Feuquières, Friville, Abbeville et Montdidier),
- la demande du chef d’établissement (c’était le cas pour Rosières et Villers Bretonneux), mais il s’agit d’un établissement du 2nd degré.
- la demande de la DSDEN

A partir de 3 cas positifs dans une école, le territoire est visé. Le calendrier est actualisé chaque semaine. Ce sont des équipes mobiles du bassin qui interviennent mais peuvent être supplées par d’autres équipes en cas de besoin. Le service de santé scolaire organise une visio avec l’IEN ou le chef d’établissement du secteur concerné. Il est fait un examen du lieu, une explicitation des modalités d’organisation, une proposition de planning.

L’IEN avertit les écoles concernées et recense les volontaires. L’inscription se fait au volontariat. La circonscription fait remonter ses données. Les personnels du 1er degré sont prioritaires sur le temps du midi. Il existe une plateforme dans chaque bassin où l’infirmière scolaire gère les stocks.

Il y a des territoires où le dépistage a bien mobilisé (100 personnes candidates aux dépistages sur Feuquières et Friville), d’autres où ça n’a pas été efficace. Suite à cela, l’administration se donne le droit d’annuler une opération si elle ne mobilise pas suffisamment.

Une convention avec le SDIS (pompiers), la Croix Rouge et des infirmiers libéraux est en cours de travail afin de renforcer les équipes sur le terrain.

Aujourd’hui il y a 8 équipes mobiles constituées de 5 personnels : 43 intervenant-e-s volontaires, tous personnels de l’éducation nationale. Monsieur DECLE salue l‘investissement, le dévouement des personnels infirmiers qui apprécient de travailler en équipe.

La FSU rappelle que les infirmièr.e.s le sont tout autant dans les établissements où ils/elles font face à une charge de travail considérable : prise en charge élèves, mobilisation auprès des équipes, interventions toujours croissantes liées à la Covid. La secrétaire du CHSCTSD ajoute que le dévouement des personnels de santé de l’éducation nationale est admirable et que la loi 4 D proposée par le gouvernement est totalement méprisante et déplacée !

M. DECLE propose à la secrétaire de pouvoir assister à une campagne de tests dans un établissement, Mme COLOMB se saisit de cette proposition et ira dans un centre de dépistage.

Loi 4D (4e niveau de décentralisation)

Mme QUIQUEMPOIS (asssistante sociale membre de la FSU) rappelle que la loi 4D prévoit le rattachement des personnels de santé au Département. Il ressort de l’échange que les différents niveaux hiérarchiques (chef-fe-s d’établissement, IA, recteur) sont opposés à cette réforme et l’ont fait savoir au ministère. La période montre particulièrement l’importance de ces personnels, qui sont mobilisés et prennent des risques face à la pandémie. Par ailleurs, alors que la période montre l’ampleur des violences sexuelles faites aux enfants, il est nécessaire, dans le cadre de la protection de l’enfance, d’avoir au sein de l’éducation nationale des personnels formés, capables d’intervenir sur le sujet et d’accueillir la parole des enfants. La place du service social en faveur des élèves, personnel spécialisé, particulièrement mobilisé sur ce type de problématiques - est essentielle. Pour information, dans le département, 201 informations préoccupantes (mineurs en risque) et 177 signalements (mineurs en danger) émanent de l’E.N pour la seule période de septembre à janvier 2021. En 2018/2019 : 220 IP et 159 signalements ont été faits par les personnels de l’EN.

Distribution des masques : Pour la période prochaine, des masques lavables 50 fois vont être distribués pour les personnels de l’EN et les AESH. Il n’y en aura pas d’autres ensuite d’ici à la fin de l’année scolaire. Les masques chirurgicaux et les masques inclusifs seront distribués et couvriront la période jusqu’aux vacances de printemps.

La secrétaire du CHSCT demande si des masques inclusifs seront fournis aux élèves de CP et maternelle et aux enseignant-e-s des classes concernées (pour la phonologie), la DSDEN nous indique que cela ne semble pas être prévu par le ministère.

Les circonscriptions ont déjà été livrées et la distribution est en cours. Si besoin, les écoles doivent faire la demande aux circonscriptions de masques XS, toujours conservés en circonscription.

Pour les élèves en situation de précarité (aucun critère nécessaire) , il est possible de disposer de masques : 4 types de masques seront livrés par la DSDEN :
- des masques en tissu taille M et S (pour les élèves du CM au lycée) : l’école contacte la circo
- des masques en tissu XS (pour l’élémentaire) : l’école contacte la circo
- des masques chirurgicaux pour les personnels à risque : selon les informations reçues par les personnels de direction ou les IEN
- des masques inclusifs pour les élèves sourds et malentendants et leurs professeurs.

Les masques : il est rappelé que malgré la demande de port de masques homologués, les enseignant-e-s et autres personnels de l’EN n’ont pas à contrôler les masques.

Il est indiqué que les enseignant.e.s doivent porter des masques homologués (protocole) , le CHSCTSD avait déjà préconisé cette mesure pour assurer la sécurité des personnels er les élèves. Les masques « maison » sont à éviter pour les adultes.

Il est également indiqué que les élèves doivent porter des masques homologués mais il faut rester raisonnable face à cette injonction, il faut que les élèves soient masqués, c’est le plus important ! et qui fera la vérification de l’homologation sinon ? La secrétaire dénonce l’inadéquation entre les annonces du ministre et les réalités de terrain.

M DECLE indique qu’il faut "appliquer avec raison " ce protocole.

- La cantine : le point de vigilance reste les temps de cantine scolaire. Les désinfections vont être plus nombreuses, mais les personnels d’entretien et de vie scolaire sont épuisés. Il faut qu’un non brassage entre élèves de classes différentes soit respecté, une distance de 2 mètres entre groupes différents et non pas entre élèves de même groupe.

Il n’existe pas d’harmonisation nationale des règles de fermetures des classes en fonction des cas COVID. Ce sont les services de santé scolaire qui discutent localement avec l’ARS. Dans la Somme, le principe de précaution s’applique car nous sommes aujourd’hui un département très impacté.

Communication des cas covid et contact auprès des personnels : la FSU rappelle le manque de communication.

Nouveau protocole sanitaire :

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Protocole février
Avec ce protocole, la préservation de la santé des élèves et des personnels n’est toujours pas au cœur des préoccupations du ministère au regard de la réalité des écoles.

Source France -Info

- Un élève de maternelle est positif au covid-19 : les autres élèves de sa classe seront considérés comme cas contacts. Celle-ci sera fermée. Les personnels travaillant dans l’école maternelle ne seront pas considérés comme cas contacts dès lors que ces derniers portent un masque grand public de catégorie 1 ou un masque chirurgical.

- Si trois élèves d’une même classe (de fratries différentes) sont positifs au Covid-19, alors les personnels de la classe seront considérés comme contacts à risque.

 
- Un-e enseignant-e ou personnel de maternelle est positif/ve au covid-19 : si cet-te enseignant-e porte un masque grand public de catégorie 1, les élèves de la classe ne seront pas considérés comme contacts à risque.

- Écoles primaires et collèges, qu’est ce qui change : si un cas est confirmé parmi les élèves ou les professeurs, il y a contact tracing. Il faut que trois élèves d’une même classe (de fratries différentes) soient positifs au Covid-19, pour que les élèves et les personnels de la classe soient considérés comme contacts à risque.

- Si un cas de covid est émanant d’une souche de variants est détecté dans une classe, elle sera fermée. Jusqu’à présent, il fallait trois personnes contaminées pour décider une fermeture de classe.

Journée de carence : depuis le 4 janvier, pour tout arrêt maladie lié au COVID, la journée de carence ne s’applique pas. La rédaction d’une circulaire est en cours.

Pour obtenir une attestation de déplacement professionnelle pour couvrir les déplacements après le couvre-feu, il faut en faire la demande à l’IEN ou au chef d’établissement. En aucun cas nous ne devons remplir de formulaire journalier.

Télétravail et travail à distance : Les familles n’ont pas à exiger qu’un suivi scolaire soit fait pour les enfants en quarantaine par les professeurs qui exercent déjà en présentiel. Pour les personnels : le DRH et le CHSCTA travaillent sur une charte de télétravail. Actuellement la possibilité d’être en télétravail varie selon les nécessités de service : 2 à 3 jours dans les services de la DSDEN et ceux du rectorat.

La FSU a rappelé le principe de la déconnection numérique inscrite dans la loi.

ASA : les personnels cas contact en ASA pour faire un test COVID doivent être en mesure de fournir leur résultat si celui-ci leur est réclamé par les services.

Taux de remplacement : il était prévu un taux de recrutement dans le cadre de la Covid : enveloppe de 11 ETP contractuels. La position de la DSDEN a été d’être prudente sur le recrutement et de s’assurer des capacités des candidat-e-s à exercer auprès des élèves. 5 candidat-e-s ont été pré recruté-e-s. 3 ont fait le choix de partir dans le privé. Deux ont finalement été recruté-e-s dans le public.

Les chiffres sur les taux de remplacement seront fournis ultérieurement.

Foire aux questions spécifiques à la fonction publique :

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FAQ fonction publique

Foire aux questions spécifiques au virus :

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FAQ corona

A la demande de la FSU en CHSCTA, vous trouverez dans le lien ci-dessous le programme de la campagne académique de tests ainsi que le prévisionnel :

https://www.ac-amiens.fr/3035-tests-antigeniques.html