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Publié : 29 mars

TESTS SALIVAIRES, OÙ EN SOMMES-NOUS ?

Dans le cadre des réunions sanitaires organisées par le MEN, le SNUipp-FSU a exigé à nouveau mardi 23 mars le retour à la règle d’une fermeture dès un seul cas positif dans une classe, alors que le variant anglais devenu majoritaire est beaucoup plus contagieux. C’est parce que les organisations syndicales sont intervenues auprès du ministère que JM Blanquer a fini par revenir à cette règle !

La mobilisation du SNUipp-FSU, dénonçant les pratiques de certains DASEN qui demandaient aux enseignant-es de pratiquer eux-mêmes les tests salivaires, a aussi obligé le ministère à déclarer publiquement que les tests ne sont pas réalisés par les enseignant-es et à engager le recrutement de 1700 « médiateurs lutte anti-Covid ». Pour autant, la charge de travail sur la réalisation des tests repose beaucoup sur les directeurs-trices, alors que certain.es ne sont pas déchargé.es.

Le SNUipp-FSU interroge le choix des écoles testées, la légalité de la collecte de données confidentielles et condamne régulièrement l’absence de circulaire sur ces tests, l’absence d’en-tête du ministère et de signature sur les documents qui parviennent aux directrices et directeurs, l’absence d’identification de l’émetteur des documents. Ces documents n’ont ni le statut de circulaire ni d’instruction officielle.

Lors de la réunion sanitaire de mardi dernier, le directeur de cabinet a annoncé que la semaine du 15 mars, 260 000 tests ont été proposés et que 170 000 ont été réellement effectués, nous sommes donc bien loin de l’objectif des 300 000 par semaine !!! Le taux d’acceptation des parents est d’environ 65-70 % avec une hétérogénéité selon les académies. Par ailleurs, le ministère n’a répondu à notre courrier du 27 février que le 22 mars. La réponse est très parcellaire. Nous demandons des données chiffrées hebdomadaires sur ces tests, le cabinet nous a assuré que nous les aurions à partir de cette fin de semaine.

Le SNUipp-FSU demande un cadre ministériel précis et concerté qui sécurise durablement l’ensemble de la communauté scolaire. Par ailleurs, les enseignant-es qui souhaitent se faire tester sur leur lieu de travail doivent toujours payer les 1€ de reste à charge, alors qu’il nous est annoncé depuis 3 semaines que ce problème devrait être réglé.

« À la différence des tests antigéniques nasopharyngés déployés en milieu scolaire, les tests salivaires sur les personnes majeures sont réalisés dans le cadre des règles applicables au régime de l’assurance maladie, c’est-à-dire qu’ils sont soumis à la participation forfaitaire de 1 euro qui reste à la charge des assurés sociaux comme c’est le cas pour tous les actes de biologie médicale (II de l’article L. 160-13 du code de la sécurité sociale). Cette participation de 1 euro est déduite par la CPAM sur le prochain remboursement d’acte qui sera fait à l‘assuré. Cette participation forfaitaire ne s’applique pas aux mineurs, principaux destinataires de ces tests salivaires. Les personnels ont à tout moment la possibilité de demander un test antigénique nasopharyngé, entièrement réalisé et pris en charge par l’Éducation nationale ». C’est un aveu d’incompétence à anticiper la mise en œuvre de ces tests et leur conséquence.

Le 23 mars, la FSU a proposé deux vœux au CHSCTMEN concernant la vaccination et les tests salivaires :

Avis 1 Les membres du CHSCT ministériel demandent une priorité de vaccination pour les personnels de l’Éducation nationale, inscrite dans un calendrier intégrant les agents publics et salariés au contact du public, notamment dans les milieux clos. Les membres du CHSCT rappellent que la vaccination reste un acte volontaire couvert par le secret médical.

Avis 2 Les membres du CSHCT ministériel demandent que l’employeur garantisse la gratuité des tests organisés au sein des établissements et écoles.

Nous poursuivons nos interventions afin d’obtenir cette gratuité pour l’ensemble des personnels.